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DANS l’ACTUParis a annoncé l’interdiction de fumer dans une cinquantaine de parcs à partir du 8 juin. De plus en plus de municipalités instaurent des espaces publics sans tabac pour lutter contre le fléau des mégots jetés au sol. Une cigarette peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau de mer.

Sur les trottoirs et les routes, autour des arbres et devant les restaurants, les mégots traînent partout. Un enfer pour les agents municipaux qui nettoient les voies publiques dans les grandes villes. Chaque année, en France, on considère qu’environ 30 milliards de cigarettes fumées finissent dans la nature.

Pour faire face à ce fléau, qui pollue mers et océans, la ville de Paris passe la vitesse supérieure : à compter du 8 juin, il ne sera plus autorisé de fumer dans 52 parcs de la capitale, qui compte plus de 400 espaces verts (parcs, aires, squares etc.). Situés dans presque chaque arrondissement, les zones sélectionnées sont de petite taille, excepté, peut-être, le parc Georges-Brassens, dans le XVe arrondissement.

Anne Hidalgo avait déjà dit oui à l’expérimentation, en juillet 2018 à 8 parcs sans tabac. La guerre contre les clopes, qu’on jette par terre sans s’en rendre compte (souvent malgré la présence, à côté, d’une poubelle) a également conduit la municipalité à mettre en place 18 rues sans cigarettes, trois ans après avoir interdit de fumer à l’intérieur des aires de jeux pour enfants.

Et les autres villes ?

La première à avoir sauté le pas est Strasbourg (en 2018). Là-bas, les fumeurs n’ont plus le droit d’allumer une cigarette dans les parcs et les espaces verts de la ville.

D’autres conseils municipaux ont également dit « oui » à ce genre de mesure restrictive. Exemple à Beauvais, où le Plan d’eau du Canada est non-fumeur, ou dans les environs de Saint-Étienne sur la plage de Saint-Victor-sur-Loire, au bord du lac de Grangent.

Les plages sans tabac

De son côté, Nice a été la première à instaurer une… plage sans tabac. C’était en 2012. Depuis, d’autres cités côtières l’ont imitée comme Cagnes-sur-Mer et, plus au nord, Saint-Malo. Jusqu’à Marseille, en ce début de saison estivale. Les plages de la Pointe Rouge, de l’escale Borély et de Bonneveine sont sans tabac à partir de cet été.

Idem sur la Côte Atlantique : La Rochelle interdit le tabac sur deux de ses trois plages, Royan a pris cette mesure sur une plage. Pareil à Pornichet, au Cap-Ferret, ou encore, à Biarritz.

Verbaliser, mais surtout sensibiliser…

En cas de non-respect des consignes au bord de la mer, les municipalités prévoient des amendes de quelques euros. Exemple à Paris, et depuis peu à Lille. Mais la volonté est surtout de sensibiliser, quitte à ne pas faire payer les fumeurs s’ils en grillent une petite, et à distribuer à la place des cendriers de poche.

Que disent les agents aux contrevenants ? « Les mégots sont l’un des premiers déchets que l’on retrouve sur la plage et l’on sait qu’un mégot peut polluer 500 litres d’eau », explique par exemple Guillaume Barucq, adjoint au maire de Biarritz, chargé de l’environnement, et médecin généraliste. Sans compter le fait qu’un mégot met de 4 à 12 ans pour se décomposer.

…et nettoyer entre citoyens

Lutter contre ce type de déchet est surtout l’affaire de tous. Régulièrement des journées de nettoyage citoyennes sont organisées comme lors du World Cleanup Day auquel l’auteur de ces lignes avait participé pour un reportage.

Des associations telles que Surfrider s’y mettent également… à l’instar de start-up installant des cendriers sur les voies publiques pour collecter les mégots (notamment à Bordeaux – Up en a déjà parlé). Et ce, parce que la partie en plastique peut servir à fabriquer des mobiliers urbains et des cendriers.


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