EN BREF – Dans un documentaire, le fondateur de Patagonia met en lumière les conséquences désastreuses de certains poissons, dans les fermes piscicoles,
sur la biodiversité de l’élevage.

Il faut sauver le saumon… C’est le poisson préféré des Français, avec le cabillaud, mais il est dans un triste état dans son environnement naturel. Yvon Chouinard, le fondateur de Patagonia, la marque de vêtements de sport – revendiquée écolo et engagée – a produit le film Artifishal, un documentaire visant à alerter sur les conditions déplorables de l’élevage de certaines espèces de poissons.

On nous emmène dans le nord de l’Europe, puis on traverse l’Atlantique. Direction : la Californie. Le message que veut faire passer l’entreprise : les pratiques des fermes piscicoles détruisent les habitats naturels des poissons, les rivières notamment.

Projection à Paris et dans d’autres villes d’Europe

« Si nous aimons les saumons sauvages, nous devons agir sans plus tarder. Une vie sans nature et sans ces grandes espèces emblématiques, c’est une vie appauvrie. Si nous perdons toutes les espèces sauvages, nous nous perdons nous-mêmes », explique Yvon Chouinard.

Le film est dévoilé dans plusieurs villes européennes tout au long du mois, et notamment à Paris le 24 avril à la maison des Metallos.

Fin mars, Patagonia a aussi lancé une pétition adressée aux gouvernements d’Islande, d’Ecosse et de Norvège. Disponible sur la plateforme Wemove.eu, la campagne vise à exiger l’arrêt des pratiques des fermes d’élevage de saumons à filets ouverts, désastreuses pour les poissons. Patagonia souhaite que les pouvoirs publics des pays du nord de l’Europe prennent des mesures afin d’interdire les fermes piscicoles aux impacts négatifs pour la biodiversité aquatique.

Patagonia, un engagement pour la planète

Patagonia écrit notamment qu’en Islande, « le parlement est sur le point de voter une loi qui pourrait permettre aux plus grandes sociétés d’aquaculture mondiales d’élever des quantités considérables de saumons en cages ouvertes. Les groupes locaux luttent pour changer cet état de fait et appellent les citoyens de toute l’Europe à les soutenir ».

La marque revendique un engagement écolo, elle qui avait lancé dans les années 90 la première polaire réalisée à partir de bouteilles en plastique (PET) et qui est passé au coton 100 % biologique dés 1996. Elle a récemment fait savoir qu’elle ne souhaitait plus vendre ses produits à n’importe quelles entreprises, seulement à celles en mission pour sauvegarder la planète. Le fait que les gilets sans manche fassent partie du vestiaire des entreprises de la Silicon Valley ne passe plus pour Patagonia…

Vous voulez prendre connaissance de la pétition pour la signer, rdv ici.