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DANS L’ACTU – Des étudiants et lycéens ont décidé de se mobiliser chaque vendredi devant le ministère de la Transition écologique à Paris pour demander la mise en place d’un état d’urgence climatique. Rencontre avec cette jeunesse bien décidée à se battre pour sauver la planète.

L’action de Greta Thunberg, lycéenne à Stockholm, en Suède a inspiré des milliers de jeunes à travers la planète. L’adolescente, âgée de 16 ans, avait marqué les esprits, avec un discours d’une grande force face aux dirigeants de la planète, sur le climat lors de la COP24 en décembre dernier.

La jeune fille ne s’est pas arrêtée là et a appelé à une “grève mondiale pour le futur” le 15 mars prochain. Depuis l’été 2018, la lycéenne manifeste devant son parlement chaque vendredi pour demander à son gouvernement la justice climatique et sociale. Comme elle, des milliers d’autres lycéens et étudiants ont décidé de faire de même dans près de 70 villes à travers le monde.

Après Bruxelles, Amsterdam, Berlin ou encore Varsovie, c’est à Paris que la mobilisation s’est étendue. UP a recueilli le témoignage de jeunes engagés pour la Terre.

Joana, étudiante en licence d’histoire-géographie et présidente de l’association étudiante GreenWave Sorbonne.

“J’ai envie que mon avenir soit assuré et c’est pour cela que je suis là. Ma prise de conscience a commencé quand je me suis dit que j’aimerais avoir des enfants. J’ai réalisé que, peut-être, ils vivront dans un monde qui ne sera plus viable. Pour sauver l’avenir, il faut agir aujourd’hui. Je suis ici pour mes futurs enfants.”

Louise, 17 ans, lycéenne en terminale ES

Mes parents m’ont sensibilisé à l’environnement, et cela fait 2 ou 3 ans, que je m’intéresse aux enjeux du climat. Le documentaire de Cyril Dion, Demain, m’a vraiment donné envie de m’engager encore plus, et de, peut-être, consacrer mon métier à la défense de planète. Comme je l’écris sur ma pancarte, les petits pas, ça suffit pas. Je suis ici pour demander une réponse globale à un problème mondial.”

Clément, 21 ans, étudiant en sociologie

“Cela me paraît impensable de ne pas me mobiliser. C’est notre avenir en tant qu’espèce, en tant qu’humanité qui est en jeu. Je ne comprends pas qu’on ne fasse pas de l’écologie, la cause numéro 1 dans le monde. On m’a toujours éduqué à faire attention aux autres, et à faire attention à mon environnement. Il est temps d’agir.”

Imen, 17 ans, lycéenne

“Je ne veux pas me sentir impuissante, et c’est pour cela que je suis ici avec d’autres étudiants pour demander la justice climatique. On ne peut pas attendre face à l’inertie des gouvernements. C’est un drame silencieux. On voit que le climat se dérègle, que des espèces disparaissent, et on fait comme si cela n’existait pas. On ne peut pas ne pas agir.”

Baptiste, 20 ans, étudiant en sciences sociales

“Les gouvernements ne prennent pas la mesure de l’urgence, malgré l’alerte des scientifiques qui rendent des rapports de plus en plus alarmants tous les ans. Ce qui me pousse à agir, c’est l’incompréhension et l’indignation. Notre mouvement est pacifiste. On veut juste être entendu. C’est pour cela que je serai là encore la semaine prochaine. Ce n’est que le début de notre mobilisation.”

Martial, 23 ans, étudiant et coordinateur du mouvement Youth for Climate Paris

“La défense du climat devrait être au coeur de toute décision politique. Il faut en finir avec l’écologie punitive. Faire peser l’avenir de la planète sur les actions individuelles, est source d’injustice sociale. La réponse doit être globale, systémique. Le gouvernement doit le comprendre. C’est pour cela que nous allons multiplier les actions de désobéissance civile dans les semaines à venir. Le 15 mars, la mobilisation aura lieu dans près de 40 villes en France. Il faut montrer que nous sommes là.”

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