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EN BREF – Pour tenter de sortir de la crise, Emmanuel Macron a appelé de ses vœux la tenue d’un grand débat national. Parmi les thèmes abordés, l’écologie et la transition écologique. UP fait le point sur les solutions mises en avant par la rédaction.

Pour cadrer le grand débat cher à l’exécutif, le chef de l’État a mis en ligne, dimanche 13 janvier, une lettre aux Français, dans laquelle il leur pose une trentaine de questions, qui pourront être débattues les prochaines semaines. Parmi elles : « Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ? » Régulièrement, UP met en lumière des initiatives locales qui répondent à ces interrogations.  

Moins jeter et réparer

A la moindre panne, souvent, on a tendance à vouloir jeter le produit, sans se poser la question de savoir s’il ne peut être réparé. Prenons le cas du téléphone portable, qu’on change assez régulièrement. Vos fonds de tiroir en sont-ils remplis ? On peut donner une seconde vie aux mobiles dans des ateliers d’auto-réparation… Une bonne action qui évite indirectement que certains en produisent des neufs, une fabrication ultra-polluante. Et plutôt que d’en acheter un tout neuf, justement, on peut faire appel à des plateformes de vente d’appareils reconditionnés… En savoir plus.

Il se trouve, par ailleurs, que de nombreux produits tombent en panne au bout d’un certain temps, c’est ce que l’on appelle l’obsolescence programmée. Un site bien utile vous propose de découvrir ceux qui ont une durée de vie limitée.

A Paris, un atelier dédié au bois (lancé par Extramuros) vous propose de vous la jouer ébéniste pour réparer vos tables et chaises abîmées, voire de fabriquer vos propres meubles. Il est ouvert à tous, y compris pour les personnes n’ayant jamais tenu un marteau de leur vie !

Construire… son logement

Des étudiants vont même plus loin et ont décidé de construire leur habitat écolo. « Nous avons voulu prouver qu’on pouvait construire un logement avec le même budget qu’une location, c’est-à-dire une dépense d’environ 400 euros par mois, pendant 5 ans, soit environ 25 000 euros par personne », affirme Pierre Lumalé. Tous ne réaliseront pas forcément cette prouesse mais cela permet, au moins, d’ouvrir le débat sur notre rapport au logement.

Donner vos biens

Des boîtes à dons ou des bibliothèques de rue sont à votre disposition pour que vous puissiez vous débarrasser de vos biens encombrants ou de ce dont vous n’avez plus besoin. Certaines personnes peuvent les utiliser à leur tour. Geev est là aussi pour vous encourager à pratiquer le troc plutôt qu’à acheter, encore et toujours. Autre idée : acheter un livre pour qu’une personne précaire et dans le besoin puisse en profiter. C’est l’initiative que nous avions dégotée à Rouen.

Mieux manger et consommer en respectant la planète

Mieux manger, c’est plus cher ? Pas forcément. Des solutions existent – et UP en fait l’écho sur le site – pour trouver des produits de saison pas trop chers, notamment les fruits et légumes.

A Roubaix, certaines familles qui tendent vers le zéro déchet font des efforts pour moins produire de déchets et cuisiner davantage. Résultat, d’après les témoignages que nous avions recueillis dans notre revue trimestrielle : les familles ne sont plus dans le rouge à la fin du mois, comme avant.

Certains produits, notamment les produits d’hygiène, sont assez chers dans le commerce, et les fabriquer soi-même peuvent être la solution

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Moins conduire quand c’est possible

Scity.coop  entend « développer des solutions pour répondre à la fois aux enjeux environnementaux et sociaux autour de la mobilité du quotidien. De nombreuses personnes sont seules au volant de leur voiture chaque jour pour aller travailler et cela a un impact non négligeable sur nos émissions de CO2. Et dans le même temps, en France, près de la moitié des personnes en insertion refusent un emploi ou une formation à cause de difficultés de déplacement, parce qu’elles n’ont pas de voiture, ou parce qu’elles sont éloignées des transports en commun. Pour répondre à ces problématiques sociales et environnementales, nous avons développé une application de covoiturage solidaire. Économiser de l’argent dans ses trajets de tous les jours, sans contrainte, en ayant un impact social, tout en préservant la planète, c’est aujourd’hui possible, grâce à l’application ridygo».

Un toit écoresponsable et du chauffage pour tous

La consommation d’énergie dans l’habitat est à l’origine de près d’un 1/5ème des émissions françaises de gaz à effet de serre et pèse lourd dans le budget des familles. Dorémi, une entreprise sociale et solidaire, facilite l’accès aux travaux de rénovation énergétique performante à moindre coût. Isolation des murs, du toit, achat de fenêtres à double vitrage… Des chantiers subventionnés permettent au final de réduire la facture énergétique des plus précaires .


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