DANS L’ACTU – Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique, 3 ménages sur 10 limitent leur consommation de chauffage pour raisons économiques. 1 ménage sur 10 a du mal à faire face aux factures d’énergie. Le chèque énergie, une aide financée par le gouvernement, devrait bénéficier à 5,8 millions de ménages modestes en 2019.  

La précarité énergétique est une réalité : près de 7 millions de Français consacrent près de 10 % de leur budget aux factures d’énergie de leur logement. En 2018, 30 % de l’ensemble  ont même restreint le chauffage chez eux pour ne pas avoir de factures trop élevées. Et 15 % d’entre eux ont déclaré avoir souffert du froid dans leur logement au cours du dernier hiver, selon le baromètre 2018 du médiateur national de l’énergie.

Par ailleurs, le montant des impayés à augmenté. Selon le Secours catholique, le montant médian des impayés a augmenté en 2017, il est de 789 euros. Il a augmenté de 189 € en 10 ans. En 2017, 543 874 ménages ont subi une intervention d’un fournisseur d’énergie (réduction de puissance, suspension de fourniture, résiliation de contrat) à la suite des impayés d’énergie.

Un chèque énergie pour lutter contre la précarité

En 2018, le chèque énergie a été adressé à 3,6 millions de ménages et le gouvernement vient d’annoncer qu’il serait élargi à 5,8 millions de ménages en 2019 et augmenté de 50 euros. Il est attribué en fonction des ressources et de la composition du foyer. Son montant sera de 200 euros en moyenne l’année prochaine contre 150 euros actuellement. En 2018, le chèque énergie a été envoyé aux foyers concernés fin mars – début avril, mais il pourrait être attribué un peu plus tôt l’année prochaine.

Cette aide peut être utilisée pour payer des factures de gaz, d’électricité, de fioul ou de bois directement aux fournisseurs. Il peut également servir à financer des travaux d’isolation pour augmenter la performance énergétique d’un logement. Le chèque énergie est attribué automatiquement aux ménages éligibles, mais vous pouvez tout à fait faire une simulation sur le site du ministère de la Transition écologique pour savoir si vous pourrez en bénéficier en 2019.

Des aides à la rénovation énergétique

Les maisons construites avant 1975 sont les plus énergivores, car elles sont mal isolées. Pour éviter les fuites d’énergie et donc des factures très lourdes,  des travaux de rénovation sont souvent nécessaires. Le budget du  programme « Habiter Mieux » de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat) a été renforcé jusqu’en 2020 à hauteur de 1,2 milliard d’euros afin de financer la rénovation de 75 000 logements par an, soit 375 000 avant 2022.

Mais ce n’est pas toujours évident pour les ménages d’y voir clair dans les démarches administratives pour financer des travaux de rénovation. Heureusement, une entreprise sociale et solidaire, Dorémi, facilite l’accès aux travaux de rénovation énergétique performante à moindre coût. C’est ce que nous l’explique Vincent Legrand, le cofondateur de Dorémi.

Son entreprise propose également de former sur le terrain des artisans à des méthodes innovantes de rénovation énergétique : “Nous recommandons 30 à 40 cm d’isolation dans les toitures, 12 à 18 cm dans les murs, des fenêtres performantes, une ventilation à double-flux pour renouveler l’air et des chaudières économiques.”  L’objectif est de favoriser la collaboration des professionnels pour optimiser les coûts des travaux et raccourcir le temps passé sur un chantier de rénovation. Une centaine de professionnels (menuisiers, couvreurs, maçons…) a déjà été formée dans 5 régions françaises dont le Grand-Est, la Nouvelle-Aquitaine, la région Auvergne-Rhône-Alpes ou encore Les Pays de Loire.


Commentaires