IDÉES – La majorité des vernis à ongles présents sur le marché sont fabriqués à partir de produits issus de l’industrie pétrochimique. Des alternatives plus respectueuses de la santé et de l’environnement commencent cependant à émerger. 

Certaines chroniqueuses beauté n’hésitent pas à dire du vernis à ongle qu’il est le meilleur ami des femmes, mais il n’est pas forcément le meilleur ami de l’environnement !  Une très large majorité de produits sont en effet issus de l’industrie pétrochimique. Pour fabriquer un vernis à ongles, il faut aujourd’hui encore de la nitrocellullose, des plastifiants, des solvants et des pigments, mais c’est en train de changer. Des entreprises ont développé des formules innovantes sans solvant, fabriquées à base d’eau, inodores et ininflammables.

Cette avancée est développée par des entreprises françaises comme Nailmatic. « Nous allons proposer cet été la première gamme de vernis zéro solvant existante sur le marché européen, composée à plus de 50 % d’eau », explique Boris Gratini, cofondateur de Nailmatic. Cette entreprise de cosmétique a choisi de commercialiser des vernis respectueux de l’environnement depuis 2012. En plus d’être plus écologiques, leurs produits évitent l’exposition aux phtalates présents dans certains produits, et soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens.

L’essor des vernis biosourcés

Même s’il reste encore très confidentiel, le marché des vernis à ongles alternatifs attire de plus en plus de consommatrices soucieuses de préserver leur santé et la planète. « D’ici 2 à 3 ans, vous verrez que les grandes marques vont délaisser la pétrochimie au profit de la biochimie », estime Boris Gratini. Le chef d’entreprise commercialise des vernis biosourcés, fabriqués à partir d’ingrédients naturels – manioc, bois, coton ou maïs -, depuis plusieurs années, comme quelques outsiders américains et européens.

Le marché est ultra-confidentiel. Une avancée non négligeable, mais encore insuffisante, ces ingrédients issus des végétaux étant quand même transformés en solvant. Ce dernier permet de garantir la tenue d’un vernis à ongles, ce qui reste aujourd’hui la première demande des consommatrices, bien avant le facteur écologique. Le vernis à l’eau va plus loin et répond à l’attente des femmes, sur une durée plus courte. Un vernis à l’eau peut en effet tenir 3 jours si il est posé avec une base formulée également sans solvant.

Une appli pour décrypter les formules cosmétiques

Pour traduire les étiquettes des cosmétiques, il fallait jusqu’à présent s’armer du manuel du petit chimiste pour comprendre un langage obscure pour la plupart des consommateurs. Comment savoir si un produit cosmétique représente un risque potentiel pour la santé ? Aujourd’hui pour le savoir, il suffit de scanner vos produits grâce à l’appli Quelcosmetic, développée par l’association UFC – Que Choisir et disponible gratuitement sur mobile depuis le printemps dernier.

Cette application est collaborative, et les consommateurs sont invités à envoyer une photo de leurs produits pour alimenter la base de données composée déjà de 6 000 références. Les listes de perturbateurs endocriniens, allergènes, irritants et autres éléments toxiques sont ensuite évalués par des scientifiques et des experts.


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