Deauville, sa plage, son casino, ses stars hollywoodiennes… et ses 420 films écolos en compétition ! La 7ème édition du festival Deauville Green Awards a finalement récompensé 3 grands prix et 124 films, distinguant les formats “spot”, “info” et “docu” pour chacune des 14 catégories.

Deauville, sur la côte normande, est une ville balnéaire connue pour son Festival du cinéma américain, qui voit défiler pendant 10 jours au mois de septembre le gratin du cinéma hollywoodien. Loin de là, ces mardi et mercredi 19 et 20 juin, le meilleur des « productions audiovisuelles pour le développement durable et les éco-innovations » était au rendez-vous. Après deux journées de visionnage intenses, le jury des Deauville Green Awards a fait valoir ses choix, parmi les 420 films présentés durant le festival.

Nous pointerons tout d’abord les lauréats des grands prix dans chaque compétition. Parmi les “spots”, soit les séquences de sensibilisation de moins de deux minutes, Toulouse Métropole est récompensée pour Et si la gravité n’existait pas ? On y découvre un monde où les déchets jetés par terre s’envolent, faisant prendre conscience aux citoyens pollueurs de l’impact de leurs mauvais gestes.

Côté “info”, soit les films de collectivités de moins de 25 minutes, la production chilienne Secos a convaincu le jury. La thématique du festival étant l’eau, on comprend qu’il ait été sensible à ce film de témoignages, qui montre les réalités derrière l’accaparement des ressources en eau par les industriels dans ce pays.

Enfin, le meilleur documentaire récompense une production française, Une oasis d’espoir. On y découvre Tahar El Hammari, fils de nomade qui revient dans l’oasis asséché où il est né, Ergmar, pour tenter de faire revivre son “Petit Paradis”.

Retrouvez l’ensemble du palmarès à cette adresse !

Quatorze catégories, pour une variété de récompenses

Entre deux conférences et ateliers de rencontres professionnels, nous avons visionné une petite partie de l’immense sélection du festival. Parmi les 124 productions récompensées, dans les 14 catégories, nous avons fait une sélection subjective des films aperçus que nous avons appréciés.

Dans la catégorie “Préservation de la biodiversité”, nous avons remarqué Quel est le rapport entre le sushi et la tortue ?, réalisé par et pour la Direction générale Environnement du Service public fédéral belge, et récompensé d’un Trophée Or. Cette série de spots animés met chaque fois en scène deux entités apparemment sans rapport, mais dont les liens témoignent de l’impact de l’activité humaine sur l’environnement. Retrouvez l’ensemble de ces pastilles, comme ficus et hérisson, smartphone et gorille, ou encore pizza hawaïenne et hêtre, sur la chaîne Youtube #BeBiodiversity.

Dans la catégorie “Production durable et économie circulaire“, le reportage sur Recycle Up Ghana (forcément!) présente l’action de jeunes Ghanéens et Ghanéennes pour sensibiliser au recyclage dans leur pays. Intitulé Recycle Up ! Des jeunes Ghanéens contre la pollution, ce document de 4 minutes a obtenu un Trophée d’argent.

Enfin, l’incroyable Jara, dans la catégorie “Agriculture et sylviculture durables”, raconte en image et son, sans commentaire, l’équilibre de la vie dans une montage isolée de Géorgie, où apiculteurs et éleveurs vivent en communion avec ours, abeilles et loups. L’absence de voix off fait de ce documentaire un moment suspendu, où de magnifiques images suffisent à conter l’équilibre fragile que seule une communauté isolée peut encore se targuer d’avoir avec la nature. Notre coup de cœur, qui a obtenu un Trophée d’or !

Bonus : la fameuse série documentaire BBC Earth, qui met en scène la faune mondiale dans des images d’une époustouflante qualité, était présente au festival avec Planète Bleue 2. Centré sur la vie des océans, cet épisode raconté par François Morel promet encore une fois de plonger dans la nature, nous donnant l’impression d’approcher sans influence humaine dans l’intimité des espèces présentées.


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