EN BREF – On le sait peut, mais en Europe, l’huile de palme est surtout destinée à la pompe. Cette pratique pourrait toutefois être progressivement interdite à l’échelle de l’Europe.

Quand on pense à l’huile de palme, on pense à la fameuse pâte à tartiner, et autres gourmandises chocolatées. On y pense comme à un plaisir coupable, tant on sait à présent que la culture de l’huile de palme, responsable de la déforestation, a des impacts environnementaux et sociaux très négatifs. Mais ce qu’on sait moins, c’est que l’huile de palme part plus souvent dans nos moteurs que dans nos estomacs. En effet, en France, 75 % de la consommation nationale d’huile de palme est destiné à la fabrication d’agro-carburant, selon l’ONG Les Amis de la Terre.

Les agro-carburants, sont, à la base, une idée intéressante qui consiste à remplacer tout ou une partie du pétrole par un autre combustible issus du végétal. Cela est censé permettre de limiter les émissions de gaz à effet de serre et d’autres impacts sur l’environnement. Sauf que dans le cas de l’huile de palme, au regard des conditions de production, ce n’est pas vraiment le cas. En conséquence, le Parlement européen s’est récemment déclaré pour une « l’élimination progressive » de l’utilisation d’huile de palme dans les biocarburants, sur le territoire de l’Union européenne, d’ici à 2021. Cependant, le débat n’est pas clos, car la Commission et le conseil des ministres européens doivent encore donner leur avis sur la question. L’huile de palme restera en tout cas autorisée dans l’alimentation, les savons, les bougies et les cosmétiques.

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