EN BREF – La liste rouge des espèces menacées a été mise à jour ce 15 novembre par l’Union internationale pour la conservation de la nature et le Muséum national d’Histoire naturelle.  En France, un mammifère sur trois est en danger. Mais il y a aussi du mieux !

Le précédent état des lieux remontait à huit ans. Le comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN France) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), en partenariat avec la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), a mis à jour la liste rouge des espèces animales menacées.

Et comme on peut s’y attendre, le nombre de mammifères, qui risquent de disparaître, s’accroît. En France, cela concerne 33 % des espèces terrestres (16 % sont menacés et 17 % quasiment menacées) et 32 % des espèces marines (5 % menacées et 27 % quasi menacés). En 2009, ils étaient respectivement 23 % et 25 %.

Destructions des zones humides, piégeages accidentels, collisions routières… Les raisons des disparitions en nombre sont multiples. Parmi les mammifères terrestres, le vison est désormais l’un des plus menacés en France, révèlent l’UICN et le MNHN. Sa population est estimée à moins de 250 individus. Danger critique ! Le putois, lui, pâtit de l’intensification des pratiques agricoles, et il n’est pas le seul.

Quant aux mammifères marins, ils sont en péril à cause de “la pollution sonore due au trafic maritime, des pollutions chimiques, des captures accidentelles liées à l’utilisation de filets maillants“, notamment. Enfin, “la surpêche réduit leurs ressources alimentaires“.

Sauvegarder des écosystèmes en danger

Mais l’étude n’est pas que négative, il y a aussi certaines améliorations. La loutre d’Europe, qui a aujourd’hui « recolonisé de vastes secteurs dans la plupart des régions » (dixit le rapport de l’étude), et le bouquetin des Alpes vont mieux. Et ce, grâce à « une action efficace des pouvoirs publics et des associations de protection de la nature », indiquent les chercheurs. Le loup et l’ours, par exemple, sont toujours menacés, mais leur population a augmenté depuis 2009.

Alors que, du coup, 85 000 espèces sont en danger dans le monde, 15 000 chercheurs ont récemment tiré la sonnette d’alarme pour sensibiliser sur l’état de la planète. Ils ont avancé quelques pistes pour sauvegarder les écosystèmes en danger. Entre autres : lutter contre la « défaunation » et le trafic d’espèces menacées.


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