L’association HOP a déposé, le lundi 18 septembre, une plainte en obsolescence programmée. Une première depuis que cette pratique est considérée comme un délit par la loi Transition énergétique de 2015.

Blocage des impressions au prétexte que les cartouches d’encre sont vides alors qu’il reste encore de l’encre, tampon absorbeur d’encre affiché « en fin de vie » pour encourager à racheter une machine alors qu’il suffirait de pouvoir le changer… Voici des pratiques particulièrement agaçantes pratiquées par certaines marques d’imprimante pour nous pousser à toujours plus de consommation. Mais il s’agit aussi de pratiques illégales. L’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP) a donc décidé de s’attaquer juridiquement à ce sujet.

Depuis la loi Transition énergétique de 2015, l’obsolescence programmée, c’est-à-dire le fait de réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour forcer les consommateurs à le remplacer, est interdit. L’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP) a déposé, le 18 septembre, une plainte contre X en obsolescence programmée et tromperie auprès du procureur de la République de Nanterre. Dans sa plainte, les marques HP, Canon, Brother et en particulier Epson sont citées.

” Un véritable problème “

Plus largement, l’association dénonce l’augmentation continue du prix des cartouches et les combines des fabricants pour empêcher que les utilisateurs se servent de cartouches génériques, c’est-à-dire d’une marque différente, moins chères, qui permettent parfois d’être re-remplies.

«  Après enquête, nous avons matière à penser qu’il y a véritablement un problème. Les imprimantes prêtes à jeter sont symptomatiques d’un modèle consumériste que nous dénonçons, mais cela concerne tous les secteurs, des collants aux machines à laver. Heureusement, il existe aussi des solutions comme le montre le rapport ! », affirme Laetitia Vasseur, cofondatrice et déléguée générale de HOP dans le communiqué annonçant la plainte.

Retrouvez le rapport de l’association ci-dessous :


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