Audrey Pulvar a pris la tête de la fondation de l’ancien animateur écologiste Nicolas Hulot, devenu ministre de la Transition écologique et solidaire. Comment se fait-il que la journaliste a sauté le pas ?

Il y a quelques semaines, Up le mag l’avait aperçue  à la fondation Goodplanet qui inaugurait son espace boisé parisien dédié à la sensibilisation à la nature, un lieu qui met en lumière le rôle de la biodiversité dans nos écosystèmes.

Audrey Pulvar, dans les prochains mois, aura l’occasion d’en faire de même. La journaliste a pris la tête, mercredi 28 juin, de la fondation pour la nature et l’homme, le nouveau patronyme de la fondation fondée par Nicolas Hulot (et qui portait son nom). La structure cherchait une personne pour remplacer l’écologiste, après que celui-ci eut rejoint le gouvernement d’Edouard Philippe. Et la fondation a donc  nommé l’ancienne présentatrice du 19-20 sur France 3 qui met souvent en avant son combat féministe. 

A la sénatrice Laurence Rossignol, ex-ministre des Droits des femmes, qui la félicitait sur Twitter, elle a répondu que l’écologie et le féminisme avait « un point commun : la lutte pour plus d’égalité entre les êtres ». Et, justement, lors d’une conférence de presse, au lendemain de sa nomination, elle a insisté sur ses « 25 ans d’engagement citoyen » pour justifier sa démarche de candidature au poste.

Dans une tribune publiée sur  lemonde.fr, elle apporte cette précision : « Athée pratiquante, depuis mon plus jeune âge, j’ai foi en la nature humaine, en sa capacité à l’élévation, avec la même force et peut-être le même aveuglement consacrés par les croyants à leur dogme. Cette foi en l’altérité et mon engagement féministe pour une société d’égalité de droits, m’ont souvent conduite, depuis plus de vingt-cinq ans, à m’engager auprès d’ONG et d’associations luttant contre les inégalités, contre le flétrissement du vivant, pour le respect de la condition animale ainsi que la préservation de l’homme. » Ambassadrice pour Action contre la faim, elle soutient également la fondation Abbé-Pierre.

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« Pas incollable »

Régulièrement, aussi, elle a fait part de sa lutte contre le Front national, ce qui lui a valu d’être, durant la dernière campagne présidentielle, suspendu de l’antenne, pour avoir, alors, signé une pétition contre Marine Le Pen et en faveur de l’actuel chef de l’Etat.

Audrey Pulvar a admis, au lendemain de sa nomination, ne pas être « incollable sur tous les sujets » chers à la fondation, mais elle sera soutenue, a-t-elle dit, par les experts de la structure. Elle se servira de son « carnet d’adresse », de « (sa) petite influence » et de « (sa) capacité à s’adresser au plus grand nombre » pour porter les messages phares de la fondation. A savoir, notamment, la lutte contre le CETA, cet accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, dont elle demande « la suspension de son entrée en vigueur  partielle au 1er juillet ».

Au Monde, elle dit aussi vouloir « (plaider) pour un droit universel à la vie décente opposable, réservé à ceux qui subissent les pires impacts de la crise écologique ». En somme, défendre l’agriculture durable, lutter contre la pollution des océans, l’érosion des sols, des famines dans le monde, et préserver la biodiversité…

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