Des plateformes en ligne de “jobbing”, comme YoupiJob, Stootie ou encore Frizbiz, permettent de trouver des petits jobs ou, à contrario, les bonnes personnes pour effectuer des petits services. De nombreux Français les utilisent pour s’entraider et faire, au passage, des économies.

La consommation collaborative a le vent en poupe. Selon une étude réalisée par l’institut CSA pour Cofidis, publiée il y a quelques jours, la quasi-majorité des Français utilisent cette économie dans leur vie courante à travers la location de biens, le covoiturage, la revente entre particuliers, ou les achats groupés. Et d’abord, car cela permet d’économiser et de gagner de l’argent. L’enquête, réalisée auprès d’un échantillon de 1003 Français, évoque un gain moyen de 495 euros par an.

Pour un Français sur 4, ce type d’économie, comme l’échange de bien et de service entre particuliers, « pourrait rapporter financièrement » dans le futur. Mais, pour certains, c’est déjà le cas.

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“Un besoin de gain de temps”


Mis en relation par de nombreuses plateformes dédiées au jobbing, comme Stootie, Frizbiz, Needhelp, Jemepropose ou YoupiJob, ils se rencontrent et se mettent d’accord pour travailler ensemble. Petit bricolage, aide au déménagement, entretien de la maison (ménage, repassage, etc.), tâches de jardinage, garde d’animaux ou d’enfants, informatique, livraison jardind’objets, coaching, cours particuliers… Les activités sont variées.  

D’un côté, on a des “jobbeurs” qui proposent leurs services souvent régulièrement, notamment pour recevoir un complément  financier de leurs revenus classiques. Et de l’autre, les utilisateurs qui font appel à ces plateformes pour trouver, par exemple, le “bon bricoleur” ou la personne qui voudra promener leur chien.

« Le rythme de vie alliant vie personnelle, familiale et professionnelle est effréné et nous amène très souvent à manquer de temps, glisse Bertrand Tournier, CEO de YoupiJob, lancée en 2014. Le jobbing, développé dans les grandes villes et de plus en plus dans les villes plus restreintes, répond à un besoin de société, un besoin de gain de temps, de coup de main, de services accessibles tant en termes de prix qu’en termes de souplesse pour beaucoup de familles actives, mono-parentales, pour des retraités, des jeunes actifs », poursuit-il.

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Stooter, posteurs, jobeurs

« Oui, renchérit Laetitia Grossemy de Stootie, le jobbing est tendance car de plus en plus de Français recherchent une façon plus simple de consommer, plus accessible. » Stootie, associée à la Maif pour l’assurance, revendique 750 000 “stooters”, six ans après le lancement (le site a été lancé par Jean-Jacques Arnal, également fondateur de l’association pour la promotion du service civil et de toutelaloi.fr). Et Laetitia Grossemy, la directrice de la communication de l’entreprise, de préciser qu’un tiers de ces “stooters” se trouve en Île-de-France.  

À YoupiJob (dont les transactions sont assurées par Axa), on évoque une communauté de 45 500 “posteurs”, soit les demandeurs de service, et de 15 000  “jobbeurs” – en d’autres termes, les prestataires de services particuliers ou professionnels. Et cela, tant en France, qu’en Belgique et en Suisse francophone.

Et quand Stootie récupère une commission de 15 % auprès du demandeur et de 3 % de l’offreur, YoupiJob prend environ 17 %… Enfin, à savoir : YoupiJob permet aux utilisateurs de défiscaliser 50% du montant payé au “jobbeur”. Assez incitatif pour sauter le pas ?

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Retrouvez l’article “Un faisceau de facteurs en faveur de l’entreprise sociale” dans la 9ème édition d’UP le mag

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