À quoi sert un produit neuf au fond d’une réserve ? À pas grand chose… Voulant venir en aide aux plus démunis, l’Agence du Don en Nature se propose de récupérer ces invendus et de les mettre à disposition des associations, qui pourront les redistribuer à ceux qui en ont le plus besoin.

Selon l’Observatoire France Générosités, plus de 80 % des Français ont fait un acte de donation au cours de ces six derniers mois. 40 % d’entre eux ont donné de l’argent quand les autres se sont tournés vers le don en nature, c’est-à-dire des produits non-alimentaires : des vêtements, des fournitures scolaires, des livres ou encore de l’électroménager. L’enjeu est donc sociétal, venir en aide aux plus démunis dans un contexte de crise économique, mais aussi environnemental, dans la mesure où le don en nature réduit drastiquement la production de déchets dans la réutilisation d’objets.

Des invendus redistribués

L’agence du don en nature (ADN) est une association qui relie les entreprises qui ont des produits invendus et les associations qui ont besoin de ces produits, comme le SAMU, le Secours Catholique mais aussi des petites associations de quartiers. L’association a été lancé en 2009 par Jacques-Etienne de T’serclaes, ex-administrateur indépendant de grands groupes, qui s’est rendu compte du demi-million de produits gaspillés dans les rayons des magasins. Des articles invendus pour cause de changement de logo, qui auraient pu profiter aux quelques 8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté.

Agence don en nature entreprises / Crédits : Facebook

Shampoings, lessives, cartables, draps : tout est bon dans le don pour ADN, qui a ainsi contribué à éviter la production de plus de 3 000 tonnes de déchets en 2015. L’association redistribue ainsi 500 000 euros de produits par semaine et touche environ 850 000 personnes dans le besoin chaque année.

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Des entreprises impliquées

L’agence se calque sur des modèles déjà existants, aux Etats-Unis notamment, avec Good360 ou encore Giki. Sa particularité : s’adresser aux entreprises afin de faire participer le monde de l’économie à des actions de solidarité. Elle centralise les dons et les propose aux associations via une plateforme dédiée qui les redistribue aux personnes démunies. « 630 millions d’euros de produits non-alimentaires qui sont détruits chaque année », déclare Michel Bruneau, le directeur marketing et partenariats de l’ADN.

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Il y avait donc besoin d’un lien entre les entreprises et les associations pour récupérer ces produits et les offrir aux plus démunis. Pourquoi des grandes entreprises ? « Pour les sensibiliser dans leur impact sociétal », selon Michel Bruneau. ADN identifie tout d’abord les produits de nécessité avant de démarcher les entreprises qui élaborent ces produits. 120 sociétés ont  répondu favorablement à l’appel de l’agence. « Nous pouvons aussi contacter directement  les directeurs d’entrepôts qui gèrent directement les stocks », ajoute le directeur marketing, conscient que les entreprises ne sont pas mécontentes des abattements fiscaux dont ils bénéficient ensuite.

Mais tout le monde est gagnant. Récemment, ADN a aussi mis en place un «éco-calculateur », un outil développé avec AK2C, un cabinet de conseil en stratégie et développement durable. Le principe : évaluer l’impact sociétal de votre don.
Plus d’infos sur l’agence du don en nature : 

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