Se brosser les dents est un geste machinal de notre quotidien. Mais saviez-vous qu’on pouvait le faire aussi avec le souci de respecter notre environnement ? Caliquo a la solution.

Leurs brosses à dents n’ont certes rien de révolutionnaire (pas de bouleversement technologique), mais leur concept est novateur. Chez Caliquo, leurs manches sont en bois précieux (chêne, noyer ou encore bois de rose) et leurs têtes rechargeables, ce qui en fait des accessoires élégants, mais pas seulement. Ils sont aussi réducteurs de déchets ! Un incontestable atout, quand on sait que la brosse à dents jetable représente en France 1400 tonnes de déchets par an de plastiques non recyclés et non-recyclables car constitués de plastiques mélangés, selon le site de la marque.

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Une brosse à dents écolo…

Grégoire le Lanchon, le fondateur de Caliquo, s’est directement inspiré de l’histoire de cet accessoire indispensable : « L’idée a pris naissance avec la découverte d’une brosse à dents dans une maison ancienne, en Normandie. A l’époque, les manches étaient en os ou en corne. Tout est parti avec le constat qu’il n’y avait plus de belles brosses dans le monde, et qu’en plus, on jetait une brosse à dents complète alors que seuls les poils étaient usés. Nous avons voulu redonner leur lettre de noblesse à la brosse à dents, en en faisant un objet sympa ».

L’idée est de donner envie aux consommateurs de garder durablement leurs brosses à dents, et ainsi d’en faire un outil utile. En principe, on jette une brosse à dents tous les trois mois, alors que seuls les poils de celle-ci sont utilisés. La volonté de Caliquo est de pallier ce problème en proposant des têtes changeantes, ce qui permet de diviser par huit son empreinte écologique. « On s’adresse à des gens qui sont dans cette démarche-là, selon Grégoire le Lanchon, dans la mesure où les gens cherchent de plus en plus à consommer de façon plus raisonnable ».

… et Made in France

Lancée en 2013, la petite société, qui sous-traite ses activités de fabrication, s’est très vite positionnée dans deux marchés très porteurs : l’écologie, donc, mais aussi le « Made in France ». Une économie de niche à l’abri de la crise. « Nous désirons jouer sur les atouts de la France, notamment le luxe à la française qui plaît beaucoup à l’étranger, affirme Grégoire le Lanchon. C’était aussi plus simple de produire en France. Nous voulons aussi porter le message que l’artisanat français est encore là ».

Les raisons d’une fabrication des brosses à dents dans l’hexagone sont aussi environnementales, une préoccupation centrale pour le fondateur de Caliquo, car « cela demande énormément de transports ». La boutique dispose d’une cinquantaine de points de vente en France, dont des pharmacies. Les prix s’en trouvent impactés : comptez 60 euros en moyenne pour une brosse à dents. « Ayons à l’esprit que cette brosse, on la garde toute sa vie », rappelle Grégoire le Lanchon, qui assure que ses produits sont achetés par « des gens d’univers très différents  ». Par ailleurs, la marque propose aussi une gamme de brosses à dents en plastique recyclable, à moindre coût (15 euros).

La petite société, qui commercialise également des rasoirs, sort, en septembre, de nouveaux produits, dont un blaireau de rasage, toujours « Made in France », dans une logique de continuité.

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Retrouvez l’article “Du bois dont on fait des emplois” dans la 10ème édition d’UP le mag

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