Vous êtes salarié d’une entreprise, privée ou publique, mais l’envie de vous engager dans une mission à l’étranger vous intéresse ? Zoom sur 2 solutions. 

Créé en 1995, le congé de solidarité internationale (CSI) permet aux salariés qui ont au moins 12 mois d’ancienneté dans l’entreprise de participer à une mission humanitaire d’une durée maximale de six mois. La loi stipule que le « salarié a droit, sous réserve qu’il justifie d’une ancienneté dans l’entreprise d’au moins douze mois, consécutifs ou non, à un congé de solidarité internationale pour participer à une mission hors de France pour le compte d’une association à objet humanitaire… »

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Une autorisation mais pas de rémunération

L’éventail est large : vous pouvez choisir de travailler dans un orphelinat, construire une école ou y enseigner. Mais pour cela, il faut que l’association avec laquelle vous allez partir soit agréée par l’Etat. Actuellement, 150 organisations sont reconnues en France.

Une fois votre mission ciblée et votre motivation à la concrétiser entérinée, vous devrez en aviser votre employeur. Votre projet doit être présenté à ce dernier dans une lettre recommandée avec accusé de réception, un mois à l’avance, exception faite en cas d’urgence où ce délai peut être ramené à 48H.  Votre boss vous accorde alors une autorisation qui peut aller de 2 semaines à 6 mois. Mais il peut aussi la refuser, au motif que votre absence pourrait avoir « des conséquences préjudiciables à la production et à la marche de l’entreprise »… Quoi qu’il en soit, vous ne serez pas rémunéré par votre employeur durant votre mission solidaire.

GINKGO, l’asso des volontaires en action

En dehors de ce dispositif encadré par la loi, d’autres structures s’impliquent dans l’envoi de volontaires, salariés ou non, à l’international. GINKGO – volunteers in action (association faisant partie du GROUPE SOS, éditeur d’UP le mag) met en lien des personnes désireuses de s’engager et des ONG locales, via son programme de volontariat. Créée en 2006, la structure s’est fixée comme mission de permettre à des associations partenaires, en Asie, Afrique et Amérique latine ayant besoin d’un appui en compétences, de bénéficier de missions de volontariat pour des périodes de deux semaines à un an.

Depuis sa création, GINKGO a noué des partenariats avec plus d’une centaine d’associations aux domaines d’intervention très variés : éducation et culture, entrepreneuriat social, développement durable, accès aux droits fondamentaux et médico-social. Si l’association accompagne déjà des salariés dans des missions de volontariat à l’international, elle souhaite maintenant structurer son offre envers ce public via des partenariats avec des entreprises.

Car pour Alix Pierard, directrice adjointe de développement de la structure, « proposer des missions de congé de solidarité permet aux salariés de s’engager sur des actions concrètes, de valoriser leurs compétences et de découvrir de nouvelles façons de travailler, c’est un élément de motivation ».

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Retrouvez l’article “Bénévoles ou contributeurs: “Nous sommes le futur!” dans la 8ème édition d’UP le mag

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