Le bonheur citoyen, si on en parlait  ? C’est ce que propose le think-tank la Fabrique Spinoza. Mieux : elle agit pour favoriser cet enjeu primordial, souvent délaissé dans le débat public. Et bonne nouvelle, tout citoyen peut rejoindre l’association et participer à l’épanouissement général. 

« L’essence même de l’homme est le désir d’être heureux, de bien-vivre, de bien agir », cette citation de Baruch Spinoza résume l’essence de la Fabrique Spinoza. Le think-tank s’est donné pour mission de mettre le bonheur citoyen au cœur de la société.

« Le sujet du bonheur citoyen est majeur. C’est une aspiration naturelle et fondamentale de chaque être humain. Et paradoxalement, ce sujet est peu présent dans le débat public, explique Alexandre Jost, fondateur et délégué général du think-tank. Par exemple, lors du débat des 35h, la baisse de la durée du temps de travail a beaucoup été traitée sous son aspect économique mais peu selon les conséquences positives sur l’épanouissement des travailleurs, la santé, le temps supplémentaire accordé à la famille ».

Pourtant, la Fabrique Spinoza l’affirme, le débat sur le bonheur est vertueux et vecteur de transformation positive. Ainsi le think-tank agit avec l’objectif que les individus mais aussi les décideurs (politiques, entreprises, institutions…) prennent en compte le bonheur citoyen dans leurs prises de décision.  

Indicateur trimestriel de bonheur

Pour favoriser le développement du bien-être des citoyens, le Think-tank lancé en 2011, élabore des réflexions sur l’épanouissement, les diffuse, sensibilise, formule des propositions aux décideurs politiques et économiques, en les outillant puis en mettant en œuvre des actions concrètes positives économiques ou sociétales.

Tout citoyen peut participer. Dans cette lignée, la Fabrique Spinoza a élaboré un indicateur trimestriel de bonheur qui paraîtra pour la première fois le 29 avril, le même jour que celui de la publication des chiffres du PIB.

Si des pays mesurent annuellement le bien-être de leurs concitoyens, l’indicateur pensé par le think-tank sera, lui, publié tous les trois mois. « Le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue », rappelle Alexandre Jost en citant Bob Kennedy. D’ailleurs, le paradoxe d’Easterlin a établi que l’augmentation du PIB n’induisait pas nécessairement un épanouissement supplémentaire chez les citoyens.

D’ailleurs, « entre 1973 et 2008, alors que le PIB a augmenté de 113%, le niveau de satisfaction des Français est lui resté à 6,2/10 », souligne Alexandre Jost. L’idée est que cet indicateur, dont le financement est assuré par les citoyens eux-même via une campagne de crowdfunding, puisse influencer les prises de décisions, comme c’est le cas en Grande-Bretagne. 

Passeurs du bonheur

« Notre rôle est d’accueillir toute personne ou projet favorisant le bonheur citoyen », insiste le fondateur de l’association. Ainsi les citoyens peuvent se réunir, organiser un événement (projection d’un film, journée d’échanges…), construire des outils et participer aux réflexions du think-tank. Toutes ses actions poursuivent un même but : favoriser l’épanouissement.

Des « passeurs de bonheur », comme les nomment joliment le think tank, organisent ainsi en avril une journée du bonheur au travail à Perpignan. D’autres membres participent à la réalisation de la première revue scientifique française sur le bonheur citoyen, d’autres encore travaillent sur une enquête académique à propos du bien-être au travail quand d’autres « passeurs » réfléchissent à une économie positive. Et vous, que feriez-vous pour favoriser un peu plus le bonheur citoyen ?

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Le sujet vous intéresse ? Pour aller plus loin, retrouvez l’article “Dans la joie et la bonne humeur” dans la 7ème édition d’UP le mag.

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