La ville d’Ungersheim, dans le Haut-Rhin, est engagée depuis plusieurs années dans sa souveraineté alimentaire. Pour cela, elle mise sur sa filière de produits locaux.

Depuis 2012, la ville d’Ungersheim, située dans le Haut-Rhin, utilise une partie des hectares agricoles qu’elle possède pour nourrir sa population. Elle a installé sur un terrain de 8 hectares une exploitation maraichère bio gérée par une entreprise d’insertion qui tourne grâce à 25 employés, Les Jardins du Trèfle rouge. Une petite entreprise qui réussit à produire une trentaine de tonnes de légumes de saison par an.

Une cantine scolaire bio et locale

Le but de cette initiative est d’instaurer une filière locale, de la graine à l’assiette. Tous les produits vendus sur le marché de la commune ont poussé sur les terres de la petite ville Alsacienne. En plus de vendre ses productions chaque vendredi sur le marché, l’exploitation vend deux fois par semaine 150 paniers de légumes aux communes voisines. Les Jardins du Trèfle rouge fournissent également en nourriture la cantine de l’école du village.

Pour pousser les habitants à consommer des légumes issues du terroir, Ungersheim a sa propre monnaie : le radis. «Depuis le 13 juillet 2013, Ungersheim fait partie des rares communes françaises ayant lancé sa propre monnaie complémentaire. Avant de procéder à son impression, un concours a été lancé auprès de la population pour baptiser cette monnaie… c’est le RADIS ou RADIG (en alsacien) qui a remporté la mise», peut-on lire sur le site officiel de la ville. A Ungersheim, payer en radis permet d’obtenir des réductions sur la cantine de l’école primaire et les produits du marché.


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