Selon un récent sondage, plus la moitié des Français sont prêts à changer de mode de vie pour la planète. Encore faut-il savoir comment s’y prendre. Par exemple pour le recyclage des ampoules, le compte n’y est pas.

L’ampoule de votre salon vient de sauter, que faire ? La jeter dans votre poubelle ou la mettre de côté ? Pas toujours facile de s’y retrouver. En réalité, tout dépend du produit : s’il s’agit d’une ampoule halogène, elle peut rejoindre la poubelle normale, mais surtout pas la poubelle à verre. En revanche, les néons, LED et lampes basses consommation doivent être jetés à part, dans l’un des 19.000 points de collecte Lumibox que l’on peut trouver dans des commerces, ou dans une déchetterie.

Des composants toxiques

C’est important, car les circuits électriques des LED, et surtout le mercure contenu dans les lampes basse consommation ne doivent pas se retrouver dans la nature. Ce métal lourd, dangereux dans la santé, doit être récupéré par des centres de stockages définitifs, surtout pas atterrir dans une décharge. C’est d’ailleurs à cause de ces substances polluantes que les industriels ont l’obligation de financer le recyclage.

Hervé Grimaud, directeur général de Recylum, l’eco-organisme financé par les producteurs d’ampoules, interrogé par l’AFP, se veut tout de même rassurant concernant le mercure. Selon lui, le volume de mercure extrait du recyclage des ampoules est de maximum “500 kg de mercure par an”, contre “plusieurs dizaines de tonnes” par an utilisées par le secteur des amalgames dentaires.

Reste que la France est encore loin de ses objectifs en matière de recyclage d’ampoules. Seuls 43% des ampoules fluo compactes à basse consommation d’énergie et des LED mises sur le marché sont recyclées, quand l’objectif européen est d’atteindre 65% en 2019.


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