Les téléphériques ne sont plus réservées aux pistes de ski ! De nombreuses villes dans le monde s’intéressent à ce nouveau type de transport pratique et écologique.

Grimper dans une petite cabine plutôt que héler un bus sera-t-il bientôt une habitude pour de nombreux citadins ? Ceux qu’on appelle les «téléphériques urbains» ont en tout cas la cote ! Un congrès mondial sur le sujet s’est même tenu récemment.

Plusieurs villes d’Amérique du Sud, comme la Paz ou Caracas, l’ont adopté pour franchir des zones vallonnées. Le téléphérique permet de réduire considérablement les durées des voyages, en s’épargnant de longs trajets sur des routes sinueuses à flanc de montagne. Mais d’autres régions du monde ont aussi des téléphérique urbains. A Londres, par exemple, on peut franchir la tamise dans des petites cabines depuis 2012.

Les avantages avancés par les défenseurs des télécabines urbaines sont que c’est un moyen de transport plus sûr, plus économique et aussi plus écologique : l’émission en CO2 par km et par passager est 30 fois inférieure à celle d’une voiture.

Plusieurs chantiers en France

En France, c’est la ville de Brest qui sera la première à inaugurer des télécabines urbaines, avec un téléphérique franchissant la rivière Penfeld d’ici l’année prochaine. En Ile-de-France, un téléphérique, le Téléval, surplombera lui voies autoroutières et ferroviaires, entre les villes de Créteil et Villeneuve-Saint-Georges, d’ici 2020.

A Grenoble, une concertation autour d’un projet de téléphérique urbain reliant quatre communes de l’agglomération a été lancée en octobre. La ville possède déjà un téléphérique mais il est à vocation touristique, pour relier le centre-ville à la colline de la Bastille depuis 1934. Cette fois, il s’agira de desservir des zones où se construisent logement et zones d’activités.

“L’ambition c’est que ces besoins de déplacements n’augmentent pas la circulation automobile dans le secteur (…). Il faut donc être en capacité de proposer des offres de transport alternatives, attractives et peu coûteuses”, a expliqué à l’AFP Yann Mongaburu, vice-président (EELV) aux déplacements de la métropole grenobloise.

Le téléphérique urbain n’est bien sûr pas adapté à toutes les situations et tous les territoires, mais il a le mérite d’offrir une alternative agréable au tout-voiture.


Commentaires