Cocorico ! Depuis deux ans, le label French Tech réunit les start-up françaises autour d’une ambition collective : impulser une dynamique de croissance de nos start-up et faire briller le savoir-faire français à l’international. Et le développement durable dans tout ça ?

L’éco-innovation n’a pas démarré avec la French Tech mais de nombreuses initiatives « green » en font aujourd’hui partie. « Les start-up de la French Tech se sont bien emparés des enjeux de la Green Tech », a affirmé Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique, lors de la 7e éditions du Jeudigital, qui s’est déroulé en mai dernier et qui était organisé au sein du ministère de l’Ecologie, pour permettre aux start-up et aux investisseurs de se rencontrer. « A six mois de la COP 21, je souhaite mobiliser l’ensemble des écosystèmes numériques en ce sens : la French Tech se met au vert ! », a-t-elle ajouté. Présente lors de cette édition, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie s’est également exprimée : « La rencontre de la révolution numérique et la révolution de la transition énergétique pour la croissance verte, représente un formidable potentiel pour nos économies et nos sociétés. Ce nouveau modèle de développement est un accélérateur d’innovation technologique, de création de richesse et d’emplois ». Pour les deux femmes politiques, la Cop 21 sera d’ailleurs l’occasion de montrer le savoir-faire français en matière de technologies au service de l’environnement.


7e édition du Jeudigital, sur le thème de l… par <a

Le mariage du numérique et du développement durable, la preuve par trois initiatives de la French Tech

Energiency est un outil qui permet aux usines de faire des économies d’énergie. En d’autres termes, il s’agit d’un logiciel qui utilise toutes les données disponibles pour réaliser un diagnostic et un plan d’action pour une meilleure performance énergétique industrielle. En plus, elle se met automatiquement à jour. Malin.

Lumo est une plateforme de financement participatif exclusivement dédiée aux énergies renouvelables. Vous avez des économies et vous souhaitez vous engager pour la planète ? La plateforme se veut simple et accessible à tous les citoyens et tous les portemonnaies. Avec Lumo, on éco-épargne, on investit dans un projet d’énergie verte puis on récupère sa mise… avec les intérêts !

Marre de ne plus pouvoir utiliser votre smartphone quand la batterie est à plat ? Avec la technologie Wysips développée par Sunpartner, il vous suffit d’intégrer un mini panneau photovoltaïque transparent sous votre écran. Mettez-le au soleil et le tour est joué ! L’entreprise, à la pointe de l’innovation, développe également un textile photovoltaïque.

Peut mieux faire ?

Pour Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Ecologie, il faudrait créer une French Tech dédiée à l’écologie. Dans son rapport, L’économie du Nouveau Monde, remis à Ségolène Royal en juin dernier, Corinne Lepage estime qu’il faudrait regrouper les start-up, les PME et ETI, acteurs du développement durable, pour faciliter leurs financements. L’ancienne ministre propose même un nom : France Terre d’Avenir.

Le label French Tech pour les nuls

La French Tech est un label lancé en 2013 par le gouvernement pour favoriser en France l’émergence de start-up à succès et générer de la valeur économique et des emplois. Il désigne tous les acteurs de l’écosystème de startups français qu’il fédère autour d’une marque et d’un réseau de plus de 13 « Métropoles French Tech » (Paris, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Marseille…) dotées d’un écosystème attractif pour les entreprises et les investisseurs. Le label se veut aussi « accélérateur de start-up » en apportant différents moyens nécessaires à leur croissance. 200 millions d’euros sont alloués par le ministère de l’Economie pour le « Fonds French Tech Accélération ». Un fond qui investit non pas directement dans les startups mais dans des structures d’accélération et des fonds d’investissement, chargés de soutenir l’émergence et la croissance des start-up. Enfin, réunir le savoir-faire français sous un même étendard permet une meilleure promotion des start-up françaises à l’international. 15 millions d’euros sont d’ailleurs dédié à l’attractivité internationale.

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