Alors qu’en plein Paris, nous sommes quotidiennement confrontés à une montée en puissance de la pollution et que les enjeux 2015 de la France sont concentrés sur les questions de la transition énergétique et des solutions apportées au dérèglement climatique, les terres australes et antarctiques n’y sont pas moins exposées.

Les terres australes, antarctiques (ou terre Adélie) et les îles éparses sont ces zones privilégiées quasiment absentes d’activités humaines, qui permettent en ce sens d’évaluer de façon transparente les impacts du changement climatique sur la biodiversité.
Ces zones n’y échappent malheureusement pas, malgré les protections qu’on leur a administrées : les terres australes par exemple, ont été classées « réserve naturelle », l’archipel des Glorieuses « parc marin », et la terre Adélie est officiellement un « territoire de recherche et de paix » protégé par le traité de l’Antarctique de 1959.

Certes, la réduction des activités humaines dans ces zones permet de les conserver dans un état décent, quoique les espèces introduites par l’homme sur ces territoires menacent la faune originelle, sans compter la pêche à la palangre qui représente un danger pour les oiseaux et les mammifères marins. Mais ce qui constitue la menace la plus importante aujourd’hui pour ceux que l’on appelle les « sanctuaires de la biodiversité », c’est le changement climatique, qui transforme radicalement l’habitat naturel des espèces qui y vivent. L’augmentation des températures de l’océan et la réduction des surfaces de la banquise, attaquent directement les zones d’alimentation d’espèces qui sont actuellement classés « quasi menacés ou vulnérables », et qui pourraient, à terme, disparaître.

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