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Aujourd’hui, tous les principaux candidats à l’élection présidentielle parlent du secteur de l’économie sociale et solidaire en termes positifs. Tous disent y être attachés et veulent le développer… Mais chacun à sa manière.

La majorité des projets évoqués sur ce site relèvent de l’économie sociale et solidaire : des projets ayant un impact positif social et ou écologique, émanant souvent d’associations, ou de coopératives. Quelle est la place de notre domaine de prédilection dans le débat présidentiel ?

Plusieurs organisations se sont mobilisées pour enrichir le débat. L’UDES, Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire, a lancé le site ESS2017, pour mettre en avant sa contribution, et un recensement non-exhaustif des propositions des candidats.  Le Centre jeunes dirigeants économie sociale (C.J.D.E.S ) et le groupe ESS Science Po Alumni ont organisé un débat avec les représentants des cinq principaux candidats sur l’ESS et la jeunesse. De même, la Chambre française de l’économie sociale et solidaire a organisé une rencontre avec quatre candidats ou leur représentants, à retrouver en vidéo.

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François Fillon

François Fillon souhaite renforcer la coopération des pouvoirs publics avec le secteur de l’ESS, afin que les structures du secteur bénéficient d’un soutien stable dans le temps. Le candidat des Républicains dit vouloir encourager tous les projets issus de la société civile, en particulier sur la cohésion sociale. Il veut que le secteur de l’ESS bénéficie des baisses de charges qu’il promeut.

Benoît Hamon

Benoît Hamon, qui a écrit une  » lettre à ses amis de l’ESS « , veut lancer un acte II de l’économie sociale et solidaire pour qu’elle atteigne 20% du PIB en 2025 (contre 10% aujourd’hui). Il souhaite cibler une partie des aides actuellement réservées aux entreprises classiques sur celles de l’ESS. Le candidat du PS veut également améliorer la formation, notamment celle des enseignants sur l’ESS. L’ancien ministre, dont la loi sur l’ESS porte le nom, promet par ailleurs 250 000 places supplémentaires en crèche, associatives notamment.

Marine Le Pen

Davy Rodriguez, directeur adjoint du Front national de la jeunesse, a affirmé lors de la rencontre organisée par le C.J.D.E.S que Marine Le Pen s’intéressait de près au secteur de l’ESS, et en parlait dans ses meeting, en particulier sur « la relocalisation des activités »  et « l’intégration des personnes handicapées ».

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, qui consacre une page au sujet sur son site en-marche.fr, veut créer un « Social BusinESS Act » pour «  libérer l’énergie des entreprises de l’ESS « . Il veut notamment transformer le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en « allègement de charges durable« , et l’étendre aux « petites entreprises, aux indépendants et aux entreprises de l’économie sociale et solidaire« . Il souhaite également s’appuyer sur « le savoir-faire des entreprises de l’ESS » pour l’insertion des personnes éloignées de l’emploi. Il affirme vouloir « offrir aux personnes durablement exclues du marché du travail (handicaps, parcours de vie très durs) des activités gratifiantes pour elles même et utiles à la collectivité, afin qu’elles se réinsèrent et retrouvent une place, une dignité. »

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon veut notamment « généraliser l’économie sociale et solidaire » et « garantir son accès au financement et aux marchés publics ». Il souhaite aussi mettre en place un « service citoyen obligatoire rémunéré au smic pour des tâches d’intérêt général ».

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