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Le but des défis « Familles à alimentation positive » est de passer à l’alimentation bio, sans dépenser un centime de plus, tout en étant accompagné.

Manger bio et local, cela permet de respecter son environnement, de bénéficier d’une alimentation sans pesticides nocifs pour la santé et de participer à l’économie de son territoire. Seulement, le bio est un peu plus cher à l’achat car il nécessite plus de moyens humains et est moins subventionné. Heureusement, avec quelques techniques, il est possible d’améliorer la qualité de son alimentation sans faire exploser son budget.

Pour accompagner les familles vers cette transition, le réseau Corabio, Coordination Rhône-Alpes de l’agriculture biologique, a imaginé les défis Familles à alimentation positive. La première édition s’est déroulée à Lyon, en 2012-2013. Depuis, l’opération a été déployée dans d’autres territoires. Le défi est actuellement en cours dans 9 territoires aux quatre coins de l’Hexagone.

La vidéo de présentation des Défis :

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Un accompagnement et des temps forts

Les familles sont accompagnées par des structures telles que des Centres communaux d’action sociale, des épiceries solidaires ou des maisons de quartiers. Elles sont réunies par équipes, et doivent effectuer des relevés d’achat sur des périodes de 14 jours, deux à trois fois durant le défi, afin de pouvoir faire un suivi de leur budget. Des temps forts, tels que des ateliers diététique ou de cuisine, et des visites d’exploitation, rythment le défi. Les participants reçoivent également des astuces pour mieux consommer.

Yamina Hachemi, 39 ans, infirmière, a participé au défi dans l’agglomération de Lyon sur la période 2015-2016. « J’avais repéré l’information sur Internet, j’étais intéressée par l’idée de consommer bio sans dépenser plus. Je me suis dit que jouer en équipe serait plus motivant », raconte cette mère de quatre enfants. Selon elle, le défi a clairement permis de changer les habitudes de la famille.

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Les enfants impliqués

« Nous nous sommes rendus compte, par exemple, qu’on n’avait pas besoin de consommer autant de viande. Lors d’un cours de cuisine, on a appris à faire un curry de lentilles et légumes, un dahl, c’est une recette que je fais souvent à présent », raconte-t-elle. La famille a banni les plats industriels préparés et les sodas de ses listes de courses, et fait la plupart de ses achats auprès d’un commerçant bio ou d’un marché de producteur. « On va beaucoup moins au supermarché », remarque Yamina.

« On n’achète plus de riz blanc, mais du riz complet car il est plus nutritif, pareil pour le sucre blanc. » Selon elle, le fait que toute la famille, parents et enfants, ait participé aux activités a permis d’impliquer tout le monde et de faciliter le changement d’habitude. Ses enfants n’y voient aucune contrainte, au contraire, « ils adorent ! », dit-elle.

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