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Après le co-voiturage, le co-piétonnage… La nouvelle application mobile Mon chaperon vous met en relation avec des personnes qui peuvent vous raccompagner après votre soirée. Une bonne idée pour un trajet plus rassurant.

Si l’on en croit la police et la gendarmerie, les voyants sont au rouge pour les transports en commun. Les vols violents se sont accrus entre 2015 et 2016 de 7 %. Et il en va de même pour les vols sans violence qui ont augmenté de 17 %, ainsi que les agressions (+14 %). Selon Le Figaro, qui cite des chiffres du ministère de l’Intérieur, près d’une infraction sur deux se déroule dans le métro. Fabien Boyaval en a pris conscience après l’agression d’une de ses amies. « Elle s’en est sortie grâce à une bombe lacrymongène », précise le Montpelliérain de 33 ans, à France Bleu.

Sur l’antenne de Sud Radio, il raconte avoir remarqué, après ce triste événement, que « 54 % des femmes ne prenaient plus le métro à partir d’une certaine heure » quand elles sont seules. Certaines, par exemple, optent pour Uber, même si c’est forcément plus cher. À Montpellier, dans sa ville, il ajoute que « des commerçants du centre-ville se plaignent de la baisse d’activité à cause de l’insécurité ».

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Chaperon citoyen ou chaperon privé

C’est ainsi qu’il lance son application mobile Mon chaperon, opérationnelle depuis décembre dernier. L’idée : rassurer les personnes lors de leur chemin du retour, que ce soit à pied ou dans les transports publics. Et même si ce n’est que pour quelques centaines de mètres.

Mon chaperon vous permet, tout d’abord, d’entrer en contact avec un « chaperon citoyen », une personne qui fait le même trajet que vous ou presque. Le service peut également vous mettre en relation avec des personnes qui, même si elles ne vivent pas dans le même coin que vous, vous attendra sur le lieu de votre sortie et vous raccompagnera jusqu’à chez vous. C’est le « chaperon privé » ou « professionnel », qui remplira la même tâche que le chauffeur privé.

Peu importe votre choix, le résultat est le même : vous serez deux sur le trottoir ou dans le métro. Fabien Boyaval à Sud Radio, l’assure : « C’est plus sympa de discuter avec quelqu’un durant un trajet plutôt que de se retourner et avoir peur. »

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La sécurité a un prix

Mais le service a un coût. Pour le chaperon professionnel, il faut compter entre 3 à 5 euros pour une course allant jusqu’à 10 minutes. Le chaperon citoyen facture la même somme, mais le trajet peut être beaucoup plus long. Après, les chaperons sont libres de choisir leur tarif. Et cela peut être aussi gratuit.

L’application est assez simple : comme cela se fait sur l’application d’Uber, la personne « chaperonnée » n’a qu’à lancer la géolocalisation pour trouver son « protecteur » parmi ceux qui sont disponibles à proximité. Ces derniers sont ensuite notés. Le fondateur de l’application, disponible sur votre store, précise que les profils des chaperons sont bien vérifiés au préalable, tant au niveau de l’adresse mail, du numéro de téléphone et de la photo.

Vidéo réalisée par l’équipe derrière Mon chaperon

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