Manger bio, économiser de la consommation d’électricité, se déplacer à vélo… Le site web Koom, qui signifie « rêve » en coréen, vous invite à vous engager sur des actions concrètes au quotidien. Des gestes pour inciter d’autres citoyens à vous suivre, voire à convaincre des entreprises ou des collectivités grâce à des défis. 

Vous souhaitez consommer local, dévorer des fruits et des légumes de saison plutôt qu’une tomate sans goût venant du supermarché en janvier ? Bref, vous voulez connaître le nom du maraîcher qui vous nourrit ? La plateforme Koom, née en 2012, vous donne quelques pistes pour sauter le pas. Il est possible de prendre contact avec les Jardins de Cocagne pour recevoir, régulièrement, des paniers bio. Ou, encore, chercher un spot « locavore » sur Yes We Green. Tous peuvent alimenter le site en idées et en bonnes actions pour changer de comportement alimentaire.

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D’autres « koomers » vous invitent, par ailleurs, à vous mettre au tri sélectif pour avoir une poubelle moins remplie et, peut-être, réemployer des déchets recyclables. Certains veulent vous inciter à éteindre les appareils en veille pour diminuer votre consommation en électricité, à utiliser un vélo plutôt que la voiture.

Découvrez des acteurs près de chez vous avec la carte de Koom.

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Gagner de l’argent et des points

D’autres, encore, vous proposent de boire de l’eau du robinet afin d’éviter d’acheter des packs d’eau minérale. L’idée ? Cela permet de moins recycler. Et de réaliser une économie. « Effectivement, explique-t-on à Koom, l’un des lauréats de la France s’engage, à raison de 2 litres consommés par jour, sa consommation ne vous coûtera que 36 euros par an contre plus de 450 euros par an pour l’eau minérale en bouteille. »

Bref, les actions sont nombreuses… Plus on agit, plus on gagne des points et plus on voit l’impact généré par nos actions (basé sur des chiffres connus) : combien avez-vous économisé d’eau ? De kilo de CO² ? « De nombreuses personnes agissent dans leur coin, explique Jérôme Lhotte, le fondateur de Koom. Cela permet de rendre visible l’invisible, de bouger les lignes, de convaincre d’autres personnes au passage à l’acte. » Tant les citoyens (Koom regroupe 10 000 utilisateurs) que les collectivités et les entreprises, invitées à évoluer… grâce à des paris lancés.

Un concept de crowdacting

Exemple : récemment, la ville de Clichy, en région parisienne, s’engageait à donner 5 000 euros à une association locale d’auto-réparation de vélos si 222 personnes déclaraient se déplacer à vélo « quand c’est possible ». Pari gagné, la somme a été débloquée. Autre défi remporté il y a peu : si 500 personnes cliquaient sur « J’agis » à l’action « Recycler ses jouets » (Koom vous recommande quelques liens utile pour que vous vous y mettiez), 5 000 euros étaient versés par la Banque Populaire – Rives de Paris à l’association parisienne Rejoué. Et ce, pour que 500 enfants reçoivent des objets revalorisés.

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« Cela permet à une ville de faire connaître ses actions, et d’améliorer son image ; c’est pareil pour une entreprise« , explique Jérôme Lhotte. Lancer un défi est payant pour les professionnels (villes et entreprises) et à partir de février chaque particulier pourra en proposer. Pour le citoyen, ce sera gratuit : il suffira que 200 personnes témoignent de leur intérêt sur les réseaux sociaux pour que Koom toque à la porte de la société ou de la mairie. Le fondateur Jérôme Lhotte en est sûr : « Ce concept de crowdacting permet un changement d’échelle simple et rapide », explique-t-il dans le baromètre 2017 de l’entrepreneuriat social. Alors, qu’est-ce qu’on attend ?

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