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Sandra Rey, cofondatrice de la startup Glowee, veut couper le courant et remplacer l’éclairage électrique par une source de lumière inspirée de la bioluminescence des micro-organismes marins. Mais cette « lampe », autonome en énergie, a-t-elle ses chances de rester allumée sur le long terme ?

L’idée lui est apparue lors du visionnage d’un reportage sur les poissons bioluminescents. Sandra Rey, alors étudiante en design industriel, prépare un concours consacré à la biologie synthétique, une discipline à part entière visant à concevoir des systèmes biologiques.

Et ce qu’elle apprend… l’éclaire : 80 % des animaux marins peuvent produire et émettre une lumière grâce à une réaction chimique, ce qui leur permet de se camoufler et, ainsi, de survivre dans leur milieu naturel… C’est une « lampe » naturelle indispensable pour des centaines et des centaines d’espèces… qui l’inspire : « Pourquoi ne pourrions-nous pas reproduire la même chose et développer une alternative à la lumière classique ? »

Glowee

« Pour l’instant, notre technologie a une durée de vie de trois jours », reconnaît la cofondatrice de Glowee, qui peut répandre sa lumière lors d’événements éphémères.

Son interrogation prend d’autant plus de sens qu’à peu près au même moment, un arrêté interdit, à partir de juillet 2013, l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels, comme l’intérieur des bureaux et les façades de bâtiments.
Et ce, pour réduire l’impact sur l’environnement. « L’éclairage représente 15 % de la consommation d’électricité au niveau mondial (12 % de la consommation en France, ndlr) et 5 % des émissions de CO2 », précise Sandra Rey.

Une lumière de méduse…

Adepte de biomimétisme (le fait d’imiter la nature dans le but de rendre service aux humains), elle quitte le monde étudiant et fonde sa startup Glowee.

En anglais, le nom fait référence au verbe « briller » et, donc, à l’éclairage naturel et innovant que la société met au point en s’inspirant des propriétés d’un organisme marin tel que la méduse, par exemple. Pratique : le produit lumineux, « cultivable à l’infini », n’a pas besoin d’alimentation électrique pour fonctionner.

couv_up13Retrouvez la suite de cet article dans la 13ème édition de UP le mag

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