L’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP) est bien décidée à faire changer les pratiques de consommation. D’un côté, elle veut sensibiliser et faire participer un large public à la lutte contre la durée parfois très limitée de certains produits. De l’autre, HOP aimerait inciter les industriels à revoir la fabrication de leurs produits de sorte qu’ils soient plus durables.

Des collants qui ne filent jamais, une cafetière électrique ou une machine à laver qui fonctionne durant 20 ans, des ampoules (led bien sûr) qui brillent pour toujours… Le rêve ? Non une possibilité si les industriels travaillaient à la conception de produits durables.

C’est l’objectif que poursuit l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP) lancée en juillet 2005 dans le sillage du vote de la loi transition énergétique qui a inscrit le délit d’obsolescence programmé dans le code de la consommation. « L’obsolescence programmée se définit par tout stratagème par lequel un bien voit sa durée de vie sciemment réduite dès sa conception, limitant ainsi sa durée d’usage pour des raisons de modèle économique. Elle est punie d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende », précise la loi.

« Il faut que les consommateurs prennent conscience du pouvoir qu’ils ont entre les mains, plaide Laëtitia Vasseur, présidente et co-fondatrice de HOP. Ce pouvoir peut s’exercer quand les gens se fédèrent, ont des revendications et expriment leur point de vue sur les produits durables ». Et c’est exactement ce que souhaite organiser l’association HOP.

Plaidoyer politique et juridique

En moins d’un an, HOP peut déjà compter sur une trentaine de bénévoles actifs, 2000 membres et 4000 personnes qui suivent ses activités sur les réseaux sociaux. « Nous proposons des actions pour sensibiliser et informer sur l’obsolescence programmée. Nous avons vocation à rédiger des plaidoyers politiques et juridiques avec l’objectif de faire évoluer les lois et les pratiques des fabricants », détaille la présidente de l’association.

En l’occurrence, HOP milite pour l’affichage de la durée de vie des appareils, une meilleure information sur la disponibilité des pièces détachées et pour une hausse de la durée de garantie légale. Par ailleurs, l’association se donne la possibilité de mener des actions en justice pour délit d’obsolescence programmée contre des fabricants, dans le cas où plusieurs consommateurs se plaindraient d’un même produit.

Plateforme collaborative

Cependant, il est encore trop tôt pour ce type d’actions en justice. L’association doit d’abord être agréée par l’Etat, pour cela, elle doit comptabiliser au moins un an d’existence, et acquérir « plus de poids » avec un nombre de membres plus important encore.

En attendant, HOP organise régulièrement des apéros conviviaux où les membres peuvent se rencontrer, échanger et faire émerger de nouveaux projets comme le lancement d’ateliers de réparation ou la mise en place d’actions de mobilisation.

Autre chantier en cours : en partenariat avec Commentreparer.com, l’association a lancé la plateforme collaborative produitsdurables. fr sur laquelle les membres de la communauté HOP donnent leur avis sur la durabilité de certains produits. « Cette plateforme permet de guider les consommateurs dans leur choix de produits ». Près de 4000 avis sur des produits électro-ménagers, des téléphones, des vêtements… ont déjà été publiés. Et Hop !

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Le sujet vous intéresse ? Pour aller plus loin, retrouvez l’article « La seconde vie des appareils Hi-tech » dans la 10ème édition d’UP le mag.

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