Ce dimanche 20 mars est l’opportunité de faire le point sur son régime alimentaire à l’occasion de la « Journée Internationale Sans Viande ». Mais pourquoi manger moins de viande ? Explications.

L’odeur de poulet rôti vous fait saliver et vous ne rechignez jamais devant un bon beefsteak ? Comme la majorité des Français, qui dévorerait 86 kg de viande par personne chaque année, vous êtes sans conteste un carnivore, pourtant, la surconsommation de viande est remise en cause.

Pour les animaux

Pour produire de la chair fraîche à l’échelle nationale, voire internationale, les industries de l’agro-alimentaire effectuent des élevages intensifs au mépris du bien-être des animaux. Élevés en cage, transportés dans des conditions infâmes, mutilés et abattus à la chaîne, les animaux subissent des traitements scandaleux. Selon une étude IFIP de 2014, 20% des porcs périssent avant le jour de leur abattage. « Pour sensibiliser à la cause animale, nous diffusons sur nos stands des vidéos d’animaux mal électrocutés, mal gazés voire dépecés vivants », nous explique Éric Moreau, animateur du collectif International Campaigns, qui relaye en France la « Journée Internationale Sans Viande ». Des vidéos alarmantes et surtout récurrentes qui deviennent de plus en plus virales sur les réseaux sociaux. « On assiste à une grosse évolution. Les gens en ont marre de se faire embrouiller sur la manière dont la viande est produite, grâce aux réseaux sociaux, ils sont de plus en plus sensibilisés », remarque-t-il. « Les animaux ne sont pas des marchandises, des simples biens de consommation et il est possible de vivre autrement ! », affirme Éric Moreau, vegan depuis 32 ans.

Pour la planète

La production à grande échelle a d’importantes répercussions sur l’environnement. Car pour produire de la viande, il faut bien sûr nourrir et abreuver la bête. Les études sont unanimes et les chiffres donnent le tournis. Le secteur de l’élevage produit 7,1 milliards de tonnes de CO2 par an ! L’élevage émet plus de gaz à effet de serre que l’ensemble du secteur des transports. 60% des réserves d’eau mondiales sont utilisées pour la seule production de viande et 50% des récoltes alimentaires dans le monde sont mangées par le bétail. Un véritable non-sens quand on sait que certaines populations du monde peinent à se nourrir.

Infographie_consommation_viande

Illustration parue dans UP le Mag n°10

Pour vous

Un rapport explosif du CIRC, le Centre de Recherche sur le Cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé, a fait les gros titres en fin d’année dernière. En cause ? L’implication de la consommation de viande rouge et de viande transformée (jambon, saucisses de Strasbourg…) dans le développement de cancers colorectaux, pancréatiques et prostatiques. La charcuterie, pleine de cholestérol, n’est pas en reste. Plus on en mange, plus le risque de souffrir un jour d’une maladie cardio-vasculaire augmente. Mais l’OMS ne préconise pas nécessairement un régime végétarien et reconnait qu’une consommation de viande modérée a des bénéfices pour la santé. Pour autant, le nombre de végétarien et de vegan explose. Pour Éric Moreau, « ce n’est pas une mode mais un mouvement ! ».

Pour aller plus loin : « Produire de la viande bovine dévore notre planète » à lire dans la 10ème édition d’UP le mag et son dossier spécial

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