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DANS L’ACTU – Le projet de loi anti-gaspillage et pour une économie circulaire a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale vendredi 20 décembre. Petit rappel des mesures phare de ce texte.

Améliorer le taux de recyclage du plastique

L’objectif affiché du gouvernement est d’atteindre lobjectif de 100 % de plastique recyclé d’ici au 1er janvier 2025. Actuellement, seulement 57 % des bouteilles en plastique sont recyclés. Le gouvernement souhaite expérimenter la mesure, pas de nombreux élus locaux (et le Sénat avait d’ailleurs rejeté l’idée). Tant pis : l’Assemblée vient de voter une mise en place en 2023 si, d’ici là, le taux de recyclage ne s’était pas amélioré. Les Parlementaires ont également dit « oui » à la consigne des contenants en verre, comme elle existe en Allemagne par exemple.

Encadrer le vrac

Les députés veulent promouvoir le vrac et encadrer ce type de vente. Pour les commerces d’une certaine taille, l’idée est proposer aux consommateurs des emballages réutilisables, notamment pour les rayons traiteurs des supermarchés. Ces derniers peuvent également en apporter eux-mêmes.

Médicaments vendus à l’unité

Les médicaments pourront être vendus à l’unité, ce qui permettra de limiter le gaspillage de ce type de produits (1,5 kg par an en moyenne).

Réduire le gaspillage alimentaire

D’ici 2025, le texte mentionne la volonté de réduire le gaspillage alimentaire de 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la restauration collective et, d’ici 2030, de 50 % (toujours par rapport à son niveau de 2015) dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale.

Destruction des invendus non alimentaires

Bientôt, les destructions de produits neufs invendus seront interdits, ils devront alors être donnés ou recyclés. Pour les produits d’hygiène de première nécessité seront à donner obligatoirement. Cette mesure vise à réparer un carnage : d’après le ministère de la Transition écologique, chaque année, 630 millions d’euros de produits non alimentaires sont détruits, en particulier dans le domaine de l’hygiène et des cosmétiques.

Indice de réparabilité

Souvent les produits sont jetés alors qu’ils peuvent être réparés. Les députés se sont prononcés pour l’indice de réparabilité des produits électriques et électroniques. A partir de 2021, tous les objets seront notés (sans doute de 1 à 10) pour indiquer aux consommateurs, lors de l’achat, s’ils sont réparables ou pas.

Produits en plastique à usage unique

Un amendement à l’Assemblée nationale a été voté en décembre pour interdire la mise sur le marché de produits à usage unique d’ici 2040. Le délai a été critiquée vu l’urgence climatique et que des milliers de tonnes de plastiques sont perdues dans la nature chaque année. D’ici là, plusieurs types de produits à usage unique vont être bannis du marché.


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