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DANS L’ACTU – Coton-tiges, vaisselle jetable en plastique, additifs alimentaires, pesticides, restaurants bio… Voici les mesures qui sont entrées en vigueur le 1er janvier 2020 ; elles changent notre quotidien.

L’additif E171 interdit dans les denrées alimentaires

On le trouve dans certains chewing-gums, dans les bonbons préférés des enfants, dans des barres chocolatées et certains plats préparés industriels. Le dioxyde de titane, un additif alimentaire plus connu sous le nom de E171, utilisé jusqu’à présent par l’industrie agroalimentaire comme colorant ou opacifiant est à partir d’aujourd’hui interdit. Le gouvernement suit les recommandations de l‘Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Dans son rapport, l’ANSES a estimé que les données scientifiques disponibles à ce jour n’étaient pas suffisantes pour lever le doute sur l’innocuité de l’E171.

De sérieuses alertes ont en effet été émises dès 2006 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui a classé l’E171 parmi les éléments potentiellement cancérogènes pour l’homme. Le dioxyde de titane restera toutefois autorisé dans la composition des dentifrices, des crèmes solaires, de produits de maquillage ou dans l’enrobage de certains médicaments courants tels que le Doliprane.

Interdiction du plastique à usage unique

Depuis le 1er janvier 2020, dans les supermarchés, la vente des cotons-tiges, de la vaisselle jetable (les gobelets, les assiettes ou les couverts) en plastique est interdite… Les commerces ont six mois pour écouler les derniers stocks.

La distribution de bouteilles d’eau en plastique dans les cantines scolaires n’est plus autorisée également. Les pailles et les touillettes en plastique sont également bannies dans la restauration et la vente à emporter.

Plusieurs textes ont été votés ces dernières années aux niveaux français et européen afin d’interdire la production et la consommation de ces matières plastiques polluantes pour l’environnement.

Les sacs en plastique à usage unique ne sont déjà plus distribués en caisse depuis le 1er janvier 2017. A partir de 2021, l’extension de la liste des produits interdits concernera les contenants alimentaires en polystyrène, utilisés par exemple comme boîte d’emballage des sandwiches “kebab”. Les États membres de l’Union européenne auront alors deux ans au maximum pour transposer et mettre en œuvre ces interdictions.

L’épandage de pesticides interdit à moins de 10 mètres des maisons

Le gouvernement a choisi de suivre les recommandations de l’agence de sécurité sanitaire.  L’ ‘épandage de produits chimiques va être interdit à moins de 5 ou de 10 mètres des habitations et des établissements scolaires dès le 1er janvier 2020, selon la dangerosité des produits phytosanitaires utilisés. La distance retenue par l’exécutif est cependant critiquée par les associations écologistes qui jugent les mesures de protection trop faibles. Depuis plus d’un an, des dizaines de maires de communes rurales ou urbaines ont pris des arrêtés anti-pesticides.

En mai 2018, le maire de Langouët en Ille-et-Vilaine, pionnier de la contestation, avait pris un arrêté visant à interdire l’utilisation de phytosanitaires à moins de 150 mètres des habitations. Un arrêté suspendu à deux reprises par le tribunal administratif de Rennes. En Île-de-France en revanche, les mairies de Gennevilliers et de Sceaux ont remporté une victoire. Le 8 novembre dernier, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de suspension de deux arrêtés anti-pesticides, au nom du « danger grave pour les populations exposées » à ces produits.

BIO : règles assouplies pour les restaurateurs

A partir du 1er janvier 2020, les restaurants qui proposeront au moins 50 % de produits bio pourront arborer le logo “AB” sur leur devanture et leur menu. Jusqu’à présent, seul un plat ou un menu pouvait être certifié bio. Avec la nouvelle réglementation, le restaurateur pourra bénéficier du logo pour son établissement même s’il ne propose pas 100 % de plats bio.

Selon l’Agence de développement du bio, 85 % des Français estiment important de développer l’agriculture bio. Cependant, les denrées alimentaires biologiques ne représentent en 2019 que 2,6 % des approvisionnements des établissements de la restauration commerciale en France. Afin de favoriser les achats de produits bio dans les restaurants en France, l’Agence du bio a donc décidé de faire évoluer son cahier des charges en assouplissant les règles.


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