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DANS L’ACTU -Opposés au Black Friday, de nombreux acteurs écoresponsables profitent de la journée du 29 novembre pour sensibiliser et alerter sur les dangers de la surconsommation.

Journée noire en vue. Le vendredi 29 novembre, une grande majorité de grandes marques vont proposer des rabais au taquet sur leurs produits. Une opération, inimaginable le reste de l’année, qui incite des milliers de Français à faire chauffer leur carte bleue sur des grosses plateformes, pour profiter des – 70 % dans tous les sens (la fameuse “bonne affaire”). Des réductions de prix qui nous interrogent : mais que valent vraiment les produits que j’achète ?

De plus en plus d’acteurs s’y opposent et profitent de cette journée de course effrénée à la promotion pour dire stop. Ils veulent promouvoir, au contraire, une consommation plus vertueuse, plus responsable (acheter moins, mais mieux) et appellent les consommateurs à se poser cette question : ai-je vraiment besoin de tel ou tel produit ? UP passe en revue différentes opérations.

Le Green Friday

L’opération a été initiée en 2017 sous l’initiative du réseau Envie. Deux ans plus tard, elle rassemble près de 400 acteurs de l’économie sociale et solidaire (Emmaüs, Altermundi, Ethiquable, etc.), prônant des formes de consommation responsable, au niveau de la réparation, du réemploi, de l’insertion, et vendant du bio ou encore du made in France. Le 29 novembre, ils proposent un Black Friday à l’envers.

Les marques s’engagent à ne pas proposer de rabais ce jour-là. A la place, elles sensibilisent sur la surconsommation, la pollution numérique liée à nos ventes en ligne, mettent en valeurs des produits plus durables ou des solutions plus vertueuses. Elles proposent des ateliers Do it yourself pour apprendre à réparer ses objets et éviter de les jeter au moindre souci, des projections de films engagés. Certaines déclarent s’engager à verser 10 % de leur chiffre d’affaires du jour à des asso écolo comme Hop ou les Amis de la terre.

Vous voulez le programme du collectif Green Friday ? Demandez-le et cliquez sur la carte des initiatives locales.


Make Friday great again

« Nous ne voulons pas participer à cette journée infernale de surconsommation imposée par le marché. Le vrai coût de cette journée est social et environnemental. Elle rend précaires les emplois en ne rémunérant pas les fabricants, les marques et les magasins. Elle participe d’autre part au dérèglement climatique en encourageant la surproduction. »

Ceci est un extrait d’un manifeste. Celui du collectif Make friday great again, lancé par le fabricant de chaussures et de vêtements Faguo, engagé comme il dit sur son site contre le réchauffement climatique. Son cofondateur Nicolas Ruhr explique : « Cela ne tue pas la mode de ne pas faire le Black Friday, cela la rend plus forte et lui donne un avenir radieux. »

Son entreprise déclare sur son site avoir rassemblé 600 marques. Il y a notamment l’enseigne Nature et découvertes ou Bonnes Gueules. Ce vendredi 29 novembre, sa marque et ses partenaires du jour proposent aux citoyens de faire du tri (du vide) et de se débarrasser des vêtements qu’ils ne portent pas ou plus, et il y en a en général beaucoup. Ces citoyens sont invités à les vendre, les donner, peu importe.

Chaque année, 500 millions de vêtements sont jetés, alors qu’ils peuvent encore servir. Profitons de ce jour pour se demander : ai-je vraiment besoin de garder ces 50 chemises dans mon placard ?

#HackFriday

Le 20 novembre dernier, une équipe de l’enseigne d’Emmaüs, qui propose à l’achat des objets de seconde main, a mené, en collaboration avec l’agence BrainSonic, une opération un brin particulière. L’idée : faire connaître les alternatives aux vêtements neufs des vitrines des magasins de prêt-à-porter.

A lire aussi : 10 bonnes raisons de boycotter le Black Friday


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