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INITIATIVE – Comment valoriser les restes de cuisine des restaurants ? À Boulogne-Billancourt, dans les environs de Paris, une jeune start-up, Vépluche, expérimente une solution.

Seulement 16 % des déchets des Français sont mis en compost chaque année. C’est que, par manque de solutions, les déchets organiques sont souvent jetés dans la benne à ordures ménagères. Et ces derniers ont de fortes chances de finir dans l’incinérateur ou à la décharge, alors que les restes alimentaires peuvent être rendues à la terre et devenir de l’engrais naturel puissant. Le constat est le même tant du côté des particuliers que des restaurateurs.

A Paris, le tri des épluchures et des fanes de légumes est peu pratiqué et tout termine, en général, dans la poubelle des ordures ménagères. Un non-sens écologique, selon Clara Duchalet, 26 ans, qui a lancé la société Vépluche pour “valoriser cette matière“.

“Défendre la planète”

En d’autres termes, l’entreprise récupère, régulièrement et en triporteurs électriques, les déchets organiques d’une cinquantaine de restaurants de Boulogne-Billancourt, dans l’Ouest parisien. Et ce n’est pas rien : “Chaque jour, ils produisent environ 10 kilos de biodéchets”, observe Claire, qui a toujours ressenti l’envie de “défendre la planète“.

Concrètement, comment ça marche ? La start-up francilienne, qui regroupe à ce jour cinq personnes, assure une seconde vie aux restes et aux épluchures des restaurants en les donnant à des agriculteurs d’Ile-de-France. Elle privilégie le circuit court : en échange du service de ramassage des biodéchets gratuit, les restaurateurs s’engagent à acheter les fruits et légumes des maraîchers partenaires de l’entreprise Vépluche. Pour 1 kilo de biodéchets collectés, 1 kilo de produits frais sont livrés.

Et la jeune pousse, qui veut convaincre d’autres restaurateurs de la commune (où se trouve entre 300 et 400 restaurants), ne veut pas s’arrêter là : elle s’apprête dans les prochains mois à commercialiser un terreau écologique, sans tourbe. Une matière présente dans de nombreux terreaux, mais qui peut perturber la biodiversité là où elle est prélevée, à savoir dans des zones humides.

Lire aussi : A Bordeaux, ils récupèrent vos biodéchets


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