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Mardi 8 octobre se tenait la deuxième édition de Médias en Seine, le festival dédié aux médias de demain, dans les locaux des Échos et à la Maison de la radio. L’occasion pour Up de participer aux débats consacrés journalisme de solutions.

Comment former les journalistes de solutions de demain ? Comment mieux parler d’écologie ? Comment tendre vers des médias moins énergivores ? Autant de questions qui ont été abordées durant les conférences et ateliers de Médias en Seine.

Mieux parler de la transition écologique : débat autour de la transmission d’info

Le choix des mots

Comment aborder les thèmes de la planète qui brûle ? Commencer par bien choisir ses mots par exemple, pour que l’information soit comprise et assimilée au mieux par le lecteur.

C’est ce sur quoi travaille The Guardian, par exemple. Présent au siège des Échos, le correspondant en Europe du quotidien britannique Jon Henley cite quelques exemples : « Nous ne parlons pas de réchauffement climatique, mais d’urgence climatique. On privilégie le mot ‘nature’ au mot ‘biodiversité’. »

S’engager

« Média engagé et média militant, ce sont deux choses différentes. » France Inter s’engage en couvrant les sujets DD, mais ne milite pas pour une cause particulière ou une autre. D’où, par exemple, les journées spéciales : « Plastique, non merci ».

S’interroger sur les paradoxes

Valérie Martin, cheffe du service Mobilisation citoyenne et médias à l’Ademe, présente à l’événement, souligne, elle : « On aura un article sur la pollution numérique juste avant un sujet sur la croissance des SUV, ces voitures… polluantes. C’est un paradoxe, car on passe d’un thème sur la sobriété avant de parler surconsommation. »

La place de la publicité dans les médias suscite également des interrogations. Exemple : des pubs sur l’industrie automobile ou pétrolière sont placées juste après des sujets dédiés à l’environnement dans des médias grand public.

Former les futurs journalistes de solutions… grâce à l’expertise de scientifiques

Rassembler journalistes et experts du dérèglement climatique

L’ESJ Lille a ouvert il y a trois ans (avec Paris-Saclay) le master 2 changement climatique et médias (cursus à distance) qui  donne aux journalistes et communicants professionnels les clés pour appréhender ce sujet difficile. Les modules sont coproduits par des journalistes et des scientifiques.

Rester dans la pédagogie et vulgariser l’info

L’idée : grâce à la formation, mieux connaître son sujet… pour mieux le maîtriser, et savoir le vulgariser, voire « l’érotiser ». Le but du jeu est que l’information soit accessible au plus grand nombre.

Comment rendre les médias moins énergivores ?

Une grande question, peu de réponses.

N’est-il pas absurde de parler déforestation dans un magazine imprimé à des milliers d’exemplaires ? N’est-il pas paradoxal de parler de pollution numérique sur un site Internet et, dans le même temps, faire tourner des serveurs à pleines turbines toute l’année ? Évidemment… Mais informer et sensibiliser le plus grand nombre à des sujets aussi importants est une priorité. Tout comme réduire au maximum l’empreinte carbone générée par la vie de ces médias. A UP, par exemple, nous avons opté pour un hébergeur écologique et un mode d’impression des magazines respectueux de l’environnement. Et nous faisons appel au maximum à des correspondants locaux pour couvrir des évènements.


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