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Le groupe SOS (qui édite UP le mag) a lancé il y a quelques jours un appel à projets auprès de 32 000 communes de moins de 3 500 habitants afin de créer ou de reprendre 1 000 cafés en milieu rural.

Comment faire face à la fracture territoriale dans les communes rurales ? Comment lutter contre ce sentiment d’isolement, d’abandon que peuvent ressentir certains habitants de territoires ruraux. “Certaines personnes peuvent avoir l’impression de vivre dans des villages dortoirs“, observe Chloé Brillon, à la direction des projets du Groupe SOS.

D’où l’idée d’ouvrir ou de rouvrir des cafés dans des communes, dont les commerces ont fermé les uns après les autres depuis de nombreuses années. But du jeu : retisser du lien social dans des territoires au potentiel d’initiative fort. Le Groupe SOS imagine des lieux de vie, dans lesquels les habitants ne feront pas que passer ; des espaces où ils pourront se retrouver, échanger et… co-construire des services de proximité, en fonction des besoins des territoires. Épicerie, dépôt de pain, programmation culturelle, point d’accès numérique, mise en relation avec des agriculteurs bio… Tout est à inventer, y compris les identités visuelles et le nom des cafés !

Pour que l’établissement puisse voir le jour, une candidature doit être déposée, en ligne, par le ou la maire. Pour être éligible, cette personne doit être à la tête d’une commune de moins de 3 500 habitants, dans lequel il n’y a plus de bistrot. Et ce, car le nouveau café n’a pas pour ambition de faire de l’ombre à un établissement existant.

“C’est un projet ambitieux”

D’ici fin octobre, des lieux auront été identifiés un peu partout en France pour les premières expérimentations. Le groupe SOS se chargera ensuite du recrutement de binômes salariés, qui s’occuperont du lancement et de l’animation. Ce sera plutôt des personnes vivant à proximité du café, mais le groupe SOS ne dit pas non à des urbains tentés par un nouveau projet de vie, loin des grandes villes.

Et il y en a aura bien 1000 ?  « C’est un chiffre ambitieux et on veut de l’impact sur le territoire. Mais on y va petit à petit, pas tout d’un coup », explique-t-on du côté du Groupe SOS.

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