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INITIATIVE – Confectionné à partir de pétrole, le chewing-gum contient une centaine de produits chimiques qui impactent la planète. Heureusement, un Allemand a peut-être trouvé la recette miracle qui comblera tous les bulleurs soucieux de préserver l’environnement. Une recette qui s’inspire des origines de la pâte à mastiquer…

Le chewing-gum contient du plastique qu’on ne sait recycler, ni éliminer “proprement”. Il met en moyenne 5 ans à se dégrader et, au même titre que les mégots jetés au sol, représente un véritable calvaire pour les services techniques municipaux. Une fois collé au bitume, un agent municipal mettrait deux minutes pour le nettoyer et des villes comme Londres ou Rome débourseraient chacune 6 millions d’euros par an pour se débarrasser de ce parasite pétrolifère.

Vers un chewing-gum écoresponsable

Pour remédier à ce problème, des solutions émergent. La société britannique Revovylner a, par exemple, confectionné le REV7, un chewing-gum facile à nettoyer puisqu’il ne colle pas au sol, et mettrait seulement six mois à se dégrader. Mais, pour Thomas Krämer, un homme d’affaires écoresponsable, cela ne suffit pas. Lui ne veut plus de plastique (y compris dans l’emballage), ni d’édulcorants, ni d’additifs chimiques dans la composition du chewing-gum… La propreté des villes est une chose, la préservation de l’environnement en est une autre.

Une recette 100 % naturelle

Après un tour du monde des alternatives, il revient avec une idée dans sa valise : le Forest Gum. Un chewing-gum 100 % naturel inspiré des origines de la gomme à mastiquer. Des origines qui ne viennent pas d’Amérique du Nord mais bien d’Amérique centrale, du Yucatan plus précisément, où les Mayas mâchaient de la sève de sapotillier, appelé chiclé, il y a de ça 5 000 ans. Bien avant donc que l’industrie pétrochimique ne remplace les matières naturelles par des matières polluantes plus rentables. Thomas Krämer est parti sur place pour nouer des partenariats responsables avec des coopératives locales et tester sa recette. Ajoutons que les hectares de forêt dédiés à sa récolte de chiclé seront préservés durablement (entre 4 et 8 ans doivent s’écouler entre deux récoltes de chiclé).

Un projet encore au stade de financement

Thomas Krämer est sur le point de boucler le financement de son projet grâce à la plateforme de crowfunding startnext.com. Lorsque ce sera fait, une version de son chewing-gum sera commercialisée en Allemagne en 2020, « goût menthe » dans un premier temps, avant que d’autres saveurs n’arrivent sur le marché.

Le projet de Thomas Krämer permet non seulement de réduire l’émission des déchets plastiques dans le monde, mais il permet aussi de préserver des hectares de forêt en Amérique et, enfin, améliorera les conditions de vie des populations locales, grâce au travail étroit effectué avec les coopératives locales. Bref, un produit, comme il le définit, équitable pour les hommes et la nature. Thomas Krämer n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’il avait déjà commercialisé auparavant une limonade équitable en Allemagne, la Lemonaid.



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