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DANS L’ACTU – EDF vient de l’annoncer dans un communiqué. La fermeture de la centrale de Fessenheim est prévue en deux temps : le premier réacteur sera mis à l’arrêt le 22 février, le second, le 30 juin.

L’entreprise a signé avec l’État un « protocole d’indemnisation » pour dédommager EDF en raison de la fermeture de la plus vieille centrale de France, mise en service en 1977. La somme devrait s’élever à hauteur de 400 millions d’euros. Cette fermeture avait été maintes fois reportée depuis la promesse de l’ex-chef de l’État, François Hollande.

Pour réduire la part du nucléaire de 75 à 50 % dans la production d’électricité française d’ici 2035, 12 réacteurs des 58 réacteurs du parc actuel, sans compter ceux de Fessenheim, vont être mis à l’arrêt progressivement dans les prochaines années.

Bientôt, la plupart des sites vont atteindre les 40 ans d’existence. Ce qui fait craindre des catastrophes à venir.

Risque non négligeable d’accidents nucléaires

Dans le livre Nucléaire, Danger immédiat, les journalistes Thierry Gadault et Hugues Demeude ont voulu dénoncer la culture du silence propre aux acteurs de la filière nucléaire, puis montrer que personne n’est à l’abri d’un accident nucléaire. Les auteurs imaginent le scénario du pire dans un futur proche.

Bien que les incidents graves, en France, n’ont jamais été nombreux, les risques sont majeurs, vu que les réacteurs ont mal vieilli. Les pièces sont fragiles et, parfois, non conformes aux cahiers des charges. Les centrales vieillissent, et personne n’est à l’abri d’une catastrophe sur le territoire.

Retrouvez la chronique du livre, paru en 2018

Selon le réseau Sortir du nucléaire, le message anti-nucléaire progresse dans l’opinion publique, depuis quelques années. « La catastrophe de Fukushima a joué son rôle, expliquait, l’an dernier à UP, Charlotte Mijeon, la porte-parole du réseau. Cela a provoqué un choc. Les Français se sont rendu compte qu’un accident de ce type pouvait aussi survenir dans des pays industrialisés. Ensuite, la vague de l’émotion passée, le sujet du nucléaire est retombé au second plan. Or, la lutte antinucléaire touche de plus en plus de monde. On a moins confiance en l’industrie du nucléaire.”

Lire aussi : 7 questions sur l’état du nucléaire en France


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