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CULTURE – Nous étions à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, pour couvrir le Cabaret Vert festival. L’occasion pour nous de vous faire vivre un moment festif et musical de haute volée.

Et non, je n’ai pas envie de faire l’éloge du Festival Cabaret Vert « indépendant et durable depuis 2005 », drivé de main de maître par l’association FLAP. Tout ce bonheur accumulé en quatre jours est exténuant. Sérieusement, si vous souhaitez y participer l’année prochaine, préparez-vous à la dépression post-festival. Je ne voudrais pas avoir votre coup de blues sur la conscience. 

C’est l’un des festivals écoresponsables pionniers de France. Et la montée en puissance, nous la vivons chaque année. La mélancolie est toujours plus grande en sortie de festival. Que vous dire… Si ce n’est que ce festival est vraiment « stylé » (Comme diraient les moins de 20 ans).

Et c’est une édition d’affluence record qui nous a été offerte cette année. Quelques chiffres qui donnent le tournis : 102 000 festivaliers, 400 partenaires, 12 000 campeurs festivaliers sur les deux sites que compte le festival. 2 300 bénévoles (une valorisation estimée à 2 millions d’euros !)

LES CONFERENCES DE L’IDEAL

Outre la fête que je vous détaille ci-dessous , nous avons participé aux conférences de l’IDEAL, le Think Tank du Cabaret Vert. 

Développement durable, écomobilité, biodiversité, zéro déchet, entrepreunariat éco-responsable, mobilisation citoyenne, coopération, solidarité…Nous avons découvert les initiatives positives du monde de l’Idéal et participé aux ateliers de mobilisation éco citoyenne ! Stands, ateliers, librairie, exposition design & remanufacturing étaient là pour compléter les tables rondes et les conférences que nous avons enregistré et dont vous trouverez l’intégralité en écoute ci dessous :

CABARET VERT – LES NOUVEAUX DECRYPTEURS :
GREGORY POINSENET, Co-fondateur de Sorry Children
LAURENT MENEY, Journaliste France Télévision
PAULINE  LESTERQUY, Notre Affaire à Tous
Modératrice : MACHA BINOT, Journaliste chez Up le Mag
CABARET VERT – L’ÉCOMOBILITÉ
CORENTIN LE MARTELOT, Urbaniste / Actes Sud 
STÉPHANE CHATELIN, Directeur de NégaWatt 
JEAN-MARC DUSSAULX, Administrateur de Dynamo 
BORIS RAVIGNON, Président d’Ardenne Métropole 
Modératrice : LILA MEGRAHOUA, Journaliste chez Usbek & Rica
CABARET VERT – LES TOILETTES SÈCHES
avec les prestataires présents sur le festival 
Modérateur : STEPHANE RABUT, Journaliste chez Flush
CABARET VERT : SALE TEMPS POUR LA BIODIVERSITE
ISABELLE DELANNOY, Environnementaliste– Actes Sud
FRANCK OLIVIER TORRONous voulons des coquelicots
VALERIE CHANSIGAUD, Historienne des Sciences et de l’Environnement
SOPHIE TARDY JOUBERT, Journaliste
Modératrice : FRANÇOISE VERNET, Présidente de Terre&Humanisme
CABARET VERT : LA BIODIVERSITE DANS LES ARDENNES, DU GLOBAL AU LOCAL
ETIENNE MINEUR, Agriculteur bio
LISA GARNIER, Docteur en écologie /Actes Sud
CELINE DAVRIL BAVOIS, Directrice du Parc Naturel Régional des Ardennes
Modérateur : PAUL BERTHET, Directeur d’AREMACS
CABARET VERT : LES TIERS LIEUX, KEZAKO ?
LOUISE RIEFFEL, La Maison Zéro Déchet
YOANN DURIAUX, CCO de la POC Foundation
Modératrice : FRANÇOISE VERNET, Présidente de Terre&Humanisme

LA PROGRAMMATION MUSICALE

5 scènes différentes : « Zanzibar » la scène des stars, les « Illuminations », celle des découvertes, le « Razorback » le club rock indé ou encore le « Greenfloor » pour les clubbers, le « Temps des cerises » destiné aux musiques du soleil.  

Coté programmation musicale, c’est Johnny Marr qui a lancé les hostilités sur le Main Stage. Les « stars » du festival ont bien été les Prophets of Rage qui ont, dès le début, mis la barre haute. Et malgré nos nombreux doutes, les Twenty One Pilots ont tout raflé. Surtout quand le leader s’est mêlé à la foule, via une structure mobile, pour faire ses percus. Ça c’était de la bombe. 

Et FOALSen roue libre avec ce Breton

Et Patti Smith. Une légende vivante de la musique et fan d’Arthur Rimbaud (dont elle a racheté la maison à Charleville-Mézières). On regrette toutefois que cette dernière n’ait pas fait référence à l’artiste local ou qu’aucun écrit n’ait été lu pendant ce festival. Pourquoi aucun hommage, hein Patti ?  Bon tu nous aura fait quand même super plaisir avec un récital de reprises des Stones, Lou Reed, Doors, Midnight Oil ou encore Neil Young, 

Coté rap/variété française –  la grande tendance dans les festivals –  on ne pouvait passer à côté de Caballero & Jeanjasset d’ IAM qui qui ont fait le Job tout comme OrelsanRomeo Elvis, torse poil sur la grande scène, et  Angèle qui lancera le mojo du festival « le spleen n’est plus à la mode, et ce n’est pas compliqué d’être heureux. »

L’une des meilleures idées du Cabaret Vert l’année dernière, et qui s’est confirmée cette année, c’est ce GreenFloor. Le kif a été non-stop même si les hostilités ont commencé avec Djibril Cissé, ancien footballeur devenu « disc-jockey ». On retiendra les sets d’Avalon Emerson, du légendaire club Berghain, absolument inconnu des Ardennais mais qui les ont retournés, tout comme The Black Madonna, Joy Orbison, DJ Marcelle (We love you) et DjSneak (et non Dj Snake).

Deux bémols cependant… Mais pourquoi, oui, pourquoi, la légende vivante Kenny Dope n’a joué que des classiques. Et puis une déception qui n’en est pas une finalement. Salut C’est cool a tout déchiré et les organisateurs ne s’attendaient pas à un déferlement pour leur prestation. Ils leur aurait fallu les Illuminations, voire la scène principale (l’année prochaine ?) pour éviter l’explosion.

C’était un festival de ouf, de dingue, de plein de superlatifs. Et ce report est trop court pour vous montrer à quel point nous nous sommes amusés et cultivés, le tout dans le respect des valeurs environnementales :  les organisateurs de l’association, les élus dont le jeune et sympathique Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières et président de la Communauté d’agglomération Ardenne Métropole mais aussi et surtout ceux qui sont toujours à l’écoute, le sourire et la joie de vivre à toute épreuve : les 2 300 bénévoles qui ont une volonté de « faire » bien pour que le festival se déroule à merveille. Un festival qui, sans ses 102 000 festivaliers, ne serait rien et avec qui nous nous sommes laissés portés… 

Et pour les plus habitués… « Mordor 4 ever » !


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