•  
  •  
  •  
  •  
  •  

INITIATIVE CITOYENNE – Deux habitants du Tarn ont fait pousser, l’an dernier, plus de 5 000 arbres d’espèces différentes sur une propriété privée de la commune du Garric. L’opération de reforestation ayant été succès, ils vont recommencer cette année dans un autre lieu. Toujours avec la même méthode, la méthode dite Miyawaki.

En novembre dernier, deux citoyens engagés du Tarn, Yann Roques et Alexandre Leuger, ont planté 5 000 arbres sur une surface de 5 700m² d’un domaine privé pour… recréer une forêt, disparue il y a un siècle. Mission accomplie, quelques mois plus tard : « L’ensemble des espèces ont bien poussé », remarque Yann, le sourire aux lèvres, lui qui, régulièrement, vient observer les peupliers, les sureaux, les saules, les merisiers, les chênes, les églantiers et, même, les framboisiers.

Lire aussi : Deux citoyens recréent une forêt indigène (notre premier contact avec ces deux citoyens, il y a un an)

L’espace est fermé à la promenade pour laisser les végétaux s’exprimer en toute liberté. Les deux porteurs de projet y veilleront coûte que coûte pendant trois ans, avant de retirer les gaines de protection autour de chaque arbre.

Une forêt par an

Toutes les espèces se côtoient. “On a planté les arbres les uns à côté des autres ; dans chaque mètre carré, on a mis 3, 4, 5 espèces de façon rapprochée“, nous apprend Yann, qui a ainsi suivi la méthode dite « Miyawaki » (du nom d’un botaniste japonais). But du jeu : que le bois soit « 30 fois plus riche en biodiversité et stocke davantage de CO2 qu’une forêt classique ».  Et d’indiquer que « ces arbres sont sociables et s’échangent des nutriments ».

Lire aussi : Oui, les arbres sont intelligents et ce docu le prouve

C’est grâce aux citoyens que ce projet a vu le jour, l’opération ayant été financé via une campagne de crowdfunding. Et ce sera grâce aux citoyens que l’initiative… se poursuivra. Car Yann et Alexandre s’apprêtent à investir un deuxième terrain pour créer une autre forêt indigène, dans leur département, le Tarn.

Comme la première fois, ils font appel aux plus motivés. Tout le monde pourra participer à la plantation avec les deux porteurs de projet. Le rendez-vous est pris pour le début de l’hiver 2019 (autour du mois de novembre). Une campagne de financement participatif a été lancée : plus il y aura de sous, plus il y aura d’arbres.

Et ce n’est que le début d’une aventure, veut croire Yann, motivé : “On essaiera de créer une forêt par an.”


  •  
  •  
  •  
  •  
  •