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Cette année, le jour du dépassement, c’est le 29 juillet 2019. Cela signifie que l’humanité a, à cette date, dépensé l’ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en un an. Or, nous, citoyens, pouvons agir pour limiter notre empreinte écologique.

La date du 29 juillet est calculée par l’ONG Global Footprint Network et le WWF. Chaque année, rappellent-ils, cette journée spéciale arrive de plus en plus tôt. Exemple, en 1998, elle avait lieu le 30 septembre. Concrètement, si tout le monde vivait comme les Français, il faudrait… 2,7 Terre (et 5, si tout le monde vivait tels les Américains).

Le constat est alarmant, mais on peut agir au quotidien pour réduire sa “dette écologique” (en limitant l’émission de gaz à effet de serre, notamment) – et UP en fait l’écho toutes les semaines. Voici quelques pistes (non exhaustives).

Manger moins de viande, c’est possible, et même les chefs s’y mettent

L’an dernier, nous avions rencontré Guilhem Durivault,  chef cuisinier aux Dés calés, à Paris. Dans ce bistrot de quartier, il revisite des grands classiques de la gastronomie familiale en version végétarienne. Ici, on peut encore consommer de la viande, mais il y a toujours une alternative veggy. Le chef n’est pas le seul : découvrez, par exemple, My Kitch’n. ou Sense Eat.

Moins de déchets dans la cuisine

  • A Roubaix, certaines familles ont tenté l’aventure : tendre vers le zero déchet. Le défi ? Moins jeter dans le bac à ordures qui finira à l’incinération. Comment ? Elles cuisinent davantage, valorisent leurs déchets organiques en alimentant un compost, achètent moins au supermarché des produits polluants et optent pour le vrac… Des solutions qui leur permettent de… gagner en pouvoir d’achat : une famille, que nous avions rencontrée, nous avait expliqué qu’elle n’était plus dans le rouge à la fin du mois, comme avant.
  • En optant pour le vrac, on achète les produits sans leur emballage, qui finiront à la poubelle en deux trois mouvements. On prend ce dont on a besoin, et uniquement ce dont on a besoin. Du coup, on jette moins de nourriture…
  • Des associations, réparties sur tout le territoire, poussent les Français à faire le choix du réemploi et de la consigne pour les contenants en verre. Vous achetez une boisson en verre, vous la ramenez quand elle est vide. Cela permet d’éviter de la jeter en vue de son recyclage – c’est une action très polluante, comme on l’avait écrit.
  • Certains produits, notamment les produits d’hygiène, qui sont assez chers dans le commerce, restent polluants pour la planète bleue. Astuce : on peut les fabriquer soi-même, avec des ingrédients sains (UP vous donne quelques recettes DIY).

Peut-on se passer de la voiture individuelle ?

Les Français voient encore la voiture individuelle comme un instrument de liberté, et un outil indispensable pour aller au travail ou faire ses courses. Des initiatives existent pour vous inciter à la laisser au garage et utiliser le covoiturage, par exemple. Comment inciter les pouvoirs publics à développer des réseaux de transports propres, utiles et fonctionnels sur l’ensemble du territoire, y compris au sein des zones rurales ? On en parle dans un dossier d’UP le mag.

Arrêtons de surconsommer : se passer du neuf et réparer

Des associations, des communautés d’entraide et des ateliers d’auto-réparation vous accueillent pour vous proposer de réparer vos appareils défectueux (ou vous aident à trouver des solutions), comme nous l’avions déjà écrit. Parfois, remplacer une petite pièce suffit à remettre à neuf une chaîne hi-fi, un aspirateur ou un téléphone portable. Et on n’est plus obligé d’en acheter un nouveau. D’après l’Ademe, « passer de 2 à 4 ans d’usage pour un PC améliorerait de 50 % son bilan environnemental ».

Monter des meubles soi-même

C’est une activité amusante, qui permet d’avoir des étagères et des tables alternatives. Extramuros vous proposer de vous la jouer ébéniste en utilisant, pourquoi pas, de la récup’.


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