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INITIATIVE – Singa.io est un réseau social qui met en relation nouveaux arrivants et locaux pour partager des activités de loisirs ou liées à leur profession.

Selon le dernier rapport statistique annuel publié par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, 70,8 millions d’enfants, de femmes et d’hommes étaient déracinés à la fin 2018, pour fuir les guerres, la violence et les persécutions. Parmi elles, 25,9 millions ont obtenu le statut de réfugiés et 3,5 millions sont demandeurs d’asile. La France n’est pas parmi les pays les plus accueillants, mais elle accorde également des titres de séjour au nom du droit d’asile, 32 000 en 2017. Dans ce contexte, il est essentiel de favoriser l’échange et les rencontres avec les nouveaux arrivants. C’est ce que s’efforce de faire l’association Singa depuis 2012.

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Sa nouvelle plateforme, Singa.io est une sorte de réseau social qui permet à tous, nouveaux arrivants comme locaux, d’être mis en relation pour partager autour de leurs activités de loisirs ou professionnelles. Jogging, foot, atelier cuisine, apprentissage d’un langue, idée de start-up… Toutes les passions sont bonnes à partager.  Il suffit de se créer un profil gratuitement sur singa.io pour que l’asso vous aide à trouver votre binôme. Depuis 6 mois, cette plateforme a permis à plus de 1 000 personnes de se rencontrer en région parisienne. Cet été, elle arrive dans de nombreuses autres villes en France et dans le monde (Bruxelles, Londres, Montréal, Zurich…).

Convivialité

Maria, 31 ans, et Nour, 26 ans et syrien, ont ainsi été mis en contact via ce réseau. « Je suis beaucoup l’actualité, c’est comme ça que j’ai entendu parler de Singa », explique Maria. Elle souhaitait partager ses compétences sur le volet professionnel. De son côté, Nour était à la recherche d’un emploi à la suite d’un stage chez Suez. « J’ai découvert Singa en cherchant sur Internet de l’aide pour rédiger ma lettre de motivation », explique-t-il. Après une réunion avec l’association, Maria a contacté Nour, et ils se voient régulièrement, trois à quatre fois par mois, depuis novembre, autour d’un café ou pour une balade. « Maria m’a aidé à perfectionner mon CV, m’a donné des conseils », explique Nour, qui a récemment repris une formation dans le domaine bancaire et trouvé un stage chez HSBC.

« Cette relation me permet de passer des moments conviviaux, mais aussi de mieux comprendre le contexte international actuel. J’en apprends aussi plus sur les rouages de la recherche d’emploi – ce qui est toujours utile, car on ne sait jamais dans quelle situation on peut se trouver », souligne Maria. « Singa nous a fait participé à une soirée avec Maria et d’autres personnes. C’était un moment très joyeux. Je pense, qu’à partir de ce moment-là, on peut dire que nous sommes devenus amis », se réjouit Nour.

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