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CONSOMMATION – Les crèmes solaires, nécessaires pour protéger la peau des effets néfastes du soleil, ne sont pas toujours sans risques pour notre santé ou l’environnement. Voici quelques conseils pour faire un choix éclairé.

14 tonnes de crème solaire se retrouvent dans les océans chaque année et les composés chimiques présents dans certaines d’entre elles sont nocifs pour les écosystèmes marins. Les coraux sont particulièrement impactés à tel point que l’Etat de Hawaï, aux États-Unis, a décidé d’interdire la vente d’écrans solaires contenant de l’oxybenzone et de l’octoxoxate, à partir du 1er janvier 2021. Une étude de Haereticus Environmental Laboratory, une organisation scientifique à but non lucratif, a révélé que ces éléments s’infiltrent dans les jeunes coraux et les étouffent, ce qui provoque le blanchissement des récifs. Les coraux servent de nurserie pour de nombreuses espèces et regorgent de nutriments essentiels à la vie marine. Leur disparition est donc préoccupante pour la biodiversité.

Dire stop au filtre chimique…

Les filtres solaires chimiques absorbent les rayons UV pour protéger la peau. Ils sont issus de la pétrochimie et polluent non seulement l’océan mais sont aussi soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. On trouve en plus dans certaines marques du silicone, du paraben, et des parfums de synthèse…Des éléments qui peuvent causer des allergies ou dérégler le système hormonal… Pour y voir plus clair, n’hésitez pas à utiliser l’application Quel Cosmetik, créée par l’association de consommateurs UFC Que choisir. Cette application collaborative passe au crible les composés de nombreux produits mis sur le marché.

Choisir un filtre minéral ?

L’alternative consiste à utiliser des crèmes solaires bio, conçues à partir de filtres minéraux. L’oxyde de zinc ou le dioxyde de titane  sont 100 % naturels et agissent comme une barrière sur la peau et renvoient les rayons UV. Ce type de crème laisse parfois des traces blanches peu esthétique. Les prix des produits éco-friendly sont souvent montrés du doigt car ils sont plus élevés que la moyenne. Pour l’association UFC que Choisir, certaines crèmes solaires bio testées sont tout aussi dangereuses que les produits classiques pour les récifs coralliens :

Les coraux ne sont a priori pas conçus pour être mis en contact avec quantité de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc. L’impact environnemental sur le milieu marin des crèmes solaires bio n’est donc pas nul“, rappelle Fabienne Maleysson sur le site de l’association. UFC que Choisir a également relevé que certaines marques de crème solaire bio pour les enfants ne protégeaient pas à hauteur de l’indice de protection annoncé.

Les blogueuses green très suivies sur Instagram comme Camille de Girl Go Green et Le repère de Blondie ont proposé des comparatifs sur leur page pour y voir plus clair, côté budget et côté impact sur l’environnement. Certes le produit miracle totalement green, économique, efficace et sans danger pour la santé sur le long terme n’existe pas encore. Certaines marques s’en approchent toutefois.

Une exposition au soleil raisonnée

Pour se protéger du soleil, mieux vaut suivre les conseils de bon sens : ne pas s’exposer entre 12 et 16 h, limiter si possible son temps de bronzage avec du soleil direct à 20 minutes. Les rayons ultraviolets à haute dose peuvent causer des maladies graves. L’Institut national du cancer (INCA), rappelle que le nombre de nouveaux cancers de la peau a plus que triplé en France entre 1980 et 2012 (environ 60 000 nouveaux cas par an, en France selon la Ligue contre le cancer).

Les facteurs génétiques, la fréquence et la gravité des coups de soleil durant l’enfance et l’exposition aux UV artificiels sont à l’origine du cancer de la peau. Des dépistages gratuits sont organisés en France une fois par an. Le changement d’aspect d’un grain de beauté où le présence d’une tâche sur la peau doit vous pousser à consulter.

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