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EXTRAIT DU MAG – L’ancienne joueuse du PSG Candice Prévost et la journaliste Mélina Boetti ont rencontré, pendant un an aux quatre coins du globe, des femmes pratiquant un sport de garçons. Pour plusieurs raisons : sortir de la routine, s’émanciper, prendre plaisir.

La Coupe du monde débute en juin prochain, et le documentaire, diffusé sur la chaîne Planète + et Canal +, tombe à pic. Little miss soccer retrace le tour du monde de deux anciennes footballeuses, Candice Prévost et Mélina Boetti, qui ont rencontré, entre 2017 et 2018, des femmes ayant choisi de pratiquer un sport de garçon dans des sociétés conservatrices et machistes. Elles ont tous les âges, viennent de tous les horizons, sont fille, maman ou mamie, et elles se rassemblent pour jouer au foot. Dans la rue ou sur un terrain improvisé, ces femmes ne se préoccupent pas des moqueries venant de certains.

On les critique, on les traite de « garçons manqués » ? Peu importe. Elles veulent prendre du plaisir, suivre leur passion. Sans se soucier du niveau de jeu, de la technique, balle au pied. Les piques des détracteurs, franchement, elles n’en ont cure et font abstraction. Ce n’est pas leur problème. En ce sens, ce sont des guerrières, des femmes qui luttent contre les facilités. « Elles veulent être libres, s’émanciper via le sport », explique Mélina, journaliste et ex-chroniqueuse de l’émission Femmes 2 foot, diffusée pendant une saison sur la chaîne Eurosport.

33 millions de footballeuses, et moi, et, et moi, et moi

Pour certaines femmes, jouer au foot, c’est aussi sortir de l’isolement et de la précarité. Mélina et Candice ont ainsi commencé leur voyage à Oslo, où se jouait fin 2017 la coupe du monde des sans-abri (Homeless World Cup). Plusieurs équipes de quatre personnes se sont départagées et, à la fin, ce sont les Mexicaines qui ont gagné…

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L’idée de la série documentaire, au fond :  mettre en lumière les sportives en maillot, contribuer à la médiatisation de la pratique féminine du football, discipline phare pour 33 millions de femmes dans le monde. Les deux auteures ont fait des haltes sur tous les continents. En particulier en Inde, où certaines femmes ont choisi la voie du foot plutôt que le cricket, pourtant sport national dans ce pays géant, ou, encore, au Pérou, où, dans les hauteurs des Andes, des femmes, vêtues de l’habit traditionnel quechua, esquissent un franc sourire quand elles sortent le ballon et des gants de goal.

Le football c’est une activité éphémère, effectuée après les tâches ménagères (la fameuse… charge mentale), mais indispensables, à leurs yeux : « Jouer est un luxe, mais elles adorent ! », explique Mélina Boetti. Partout, le coup de sifflet final ne va pas retentir de sitôt… On ouvre les paris ?

Cet article est issu du magazine UP n°24 et son dossier “Océans, le grand blues”, à retrouver sur notre boutique.


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