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TENDANCE – Découvrez ces citoyens influenceurs qui sèment des graines de conscience écologique sur les réseaux sociaux. Aujourd’huirencontre avec Camille, créatrice du compte Instagram Girl go green.

Elle n’a pas encore 30 ans et fait partie d’une génération qui a entamé un processus de changement de mode de vie. Camille partage avec humour un quotidien, où chaque geste pour limiter son impact sur la planète, compte. Cela fait 4 ans maintenant qu’elle s’est lancée dans une vie zéro déchet, elle consomme des produits de saison, fréquente les magasins en vrac. ” J’agis pour limiter au maximum le gaspillage“, sourit-elle.

De l’industrie agro-alimentaire à l’anti-gaspi

Dans une autre vie, Camille a été chef de produit marketing, responsable de l’innovation dans un grand groupe de l’agro-alimentaire. Un poste à responsabilité, un CDI. Sur le papier, ses débuts dans le monde du travail semblent enviables, mais elle n’est pas heureuse. Pire, elle se sent inutile. Elle finit par démissionner après avoir vomi sur le parking, après une énième visite d’entrepôt. Le burn-out est existentiel.

Elle veut faire partie de la solution, pas du problème. “J’ai découvert le livre de Cyril Dion, Petit manuel de résistance contemporaine. J’ai commencé à déconstruire le modèle de consommation qui m’a été imposé. J’ai compris que la croissance dans un monde fini n’était plus possible“, explique-t-elle. La question de la lutte contre gaspillage revient régulièrement dans sa réflexion personnelle.

Des petits gestes, de nouvelles habitudes

Camille commence par abandonner les disques démaquillants jetables en coton. Elle part dans un éco-village, découvre la permaculture. Dans le même temps, elle partage son cheminement sur Instagram.

Les personnes qui me suivent sont dans la même démarche que moi. L’esprit de communauté, ça aide énormément à ancrer durablement les nouvelles habitudes”, poursuit-elle. L’urgence est selon elle de démocratiser les alternatives et les solutions en limitant au maximum l’impact de notre façon de consommer, sur la nature.

Aujourd’hui, on ne fait pas de courses pour manger, mais pour acheter des marques. Le marketing joue avec nos désirs mais ne répond pas à nos besoins essentiels.”

Etre acteur du changement

Camille a décidé de s’engager au niveau local, à Paris, où elle vit : “J’ai créé un collectif citoyen qui travaille avec la mairie du 18e arrondissement de Paris pour co-écrire les actions à mettre en place pour respecter et faire vivre le plan climat adopté par la ville de Paris.”

*Pour envisager un monde plus durable, l’action individuelle ne peut se passer de l’action collective. Le défi réside dans le changement de perception de notre société : “Aujourd’hui, il s’agit de créer un nouvel imaginaire collectif, et de rendre désirable un mode de vie plus en harmonie avec la nature.

Pour Camille, la démocratisation des solutions ne doit pas s’appuyer sur la culpabilisation mais sur la motivation. Et vous ? Êtes-vous prêt-e à faire partie de la solution ?

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