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SOUS L’ÉTIQUETTE – Saisons, bienfaits, variétés, labels… Voici tout ce qu’il faut savoir pour bien choisir ses fraises.

Miam miam, avec les beaux jours, vient la saison des fraises, l’un des fruits préférés des Français. En réalité la fraise n’est pas vraiment un fruit, ce sont les petits points à la surface, appelé akènes, qui sont les fruits. La fraise est un polyakène, dont la partie rouge et charnue sert de réceptacle aux fruits. Ça, c’est pour le côté botanique. Côté conso, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver parmi les offres très variées sur les étals. Voici quelques conseils pour s’y retrouver.

Les différentes variétés et leurs saisons

La plupart des fraises ont été conçues en laboratoire, il en existe plus de 600 variétés. Voici les trois plus réputées.  

La gariguette : se consomme de mars jusqu’à fin juin. Elle est de taille moyenne et allongée. Elle est née d’un croisement réalisé par une chercheuse de l’INRA Avignon dans les années 70.

La ciflorette : se consomme d’avril à juillet. Elle est de taille allongée et de couleur rouge orangé.

La mara des bois : se consomme de mai à l’automne. Elle est rouge foncé et de petite taille.

Un aliment sain

Les fraises sont peu caloriques (35 kcal pour 100g), et peu riches en glucides (7g pour 100g). Elles sont riches en en vitamines C et B9, en oligo-éléments et en antioxydants. Bien sûr, si on ajoute du sucre ou de la crème, elles seront moins diététiques. Mais une bonne fraise est censée pouvoir se déguster sans sucre. Bon à savoir pour les amateurs de confiture : la fraise garde une grande partie de ses propriétés antioxydantes quand on la cuit.

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Elles sont rarement bio

La plupart des fraises sont produites « hors sol », c’est-à-dire en hauteur, sous serre, sur des substrats inertes (fibres de coco, écorce de pin…)  et alimentées par un système d’irrigation. Certains producteurs utilisent de la lumière et du chauffage pour produire plus longtemps, donc avec une consommation d’énergie importante. Tous n’utilisent pas de produits chimiques, mais il y a très peu de fraises labelisées bio car seules celles qui sont produites en pleine terre peuvent bénéficier de ce label.

Culture de fraises hors-sol. crédit : wikimedia

Selon une étude de l’association Générations Futures, réalisée sur des échantillons de 2012 à 2016, 83 % des fraises contenaient des résidus de pesticides et 3,6 % des échantillons dépassaient les limites maximales en résidus autorisées. Et malheureusement, la fraise n’étant pas protégée par une peau épaisse, les pesticides pénètrent facilement sa chair. Les laver n’a que peu d’effet.

Les fraises espagnoles critiquées

Moins chères, mais à quel prix ? Les fraises produites dans le sud de l’Espagne sont régulièrement critiquées. Ainsi, récemment, un reportage du Guardian relatait comment de nombreuses femmes marocaines sont exploitées dans les productions de fraises, victimes de mauvais traitements et d’abus sexuels, pour des salaires de misère. Par ailleurs, l’utilisation de pesticides et de ressources en eau sont souvent pointées du doigt, comme récemment dans un reportage de LCI.

Le Label rouge, un gage de qualité

Depuis 2009, il existe des Fraises Label rouge, des gariguettes, des ciflorettes et des charlottes. Elles sont produites dans le Lot-et-Garonne, avec un cahier des charges strict. « Tous les ans, des analyses sensorielles sont réalisées dans le but de prouver que les fraises labellisées possèdent des qualités gustatives supérieures. Cela se complète avec l’agréage garantissant le taux de sucre et donc un fruit intense en sucre, arôme de fraise et odeur de fraise », indique le site fraiselabelrouge.fr. Ces fraises peuvent être produites hors sol et même s’ils essaient d’en limiter l’usage, les producteurs peuvent être amenés à utiliser des produits chimiques.

Le prix, pas forcément gage de goût

Pas facile de trouver des fraises qui ont du goût… Selon une étude de l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), auprès de 900 consommateurs, répartis dans 25 départements français, il n’existe pas de corrélation entre le prix et la satisfaction gustative. Quels que soient le prix et l’origine des produits, les testeurs ont été, dans leur majorité, déçus (seulement 32 % de satisfaits). La ciflorette est la plus appréciée, avec 53 % d’avis positifs. La gariguette est la moins appréciée, avec 38% de satisfaits. Ces deux variétés sont pourtant vendues à des prix similaires.

Pour choisir ses fraises en rayon : il faut qu’elles soient bien rouges, sans taches et sentent bon. Il est conseillé de les manger dans les heures qui suivent l’achat, avant qu’elles ne perdent leur saveur. Il est déconseillé de les mettre au réfrigérateur pour cette même raison.

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