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INITIATIVE LOCALE – Les Jardins de Solène récupèrent des fruits et légumes déclassés, pour fournir la restauration collective du Vaucluse. Circuit-court, économie circulaire, insertion des personnes en situation de handicap… Découvrez tous les aspects de ce projet à fort impact social et environnemental.

Solène Espitalier s’est lancée dans l’aventure de l’économie sociale et solidaire après avoir constaté que les producteurs agricoles du Vaucluse manquaient de main-d’oeuvre au moment des récoltes ou au cours des vendanges. Elle occupe ce moment-là un poste d’animatrice au sein de l’association des jeunes agriculteurs du Vaucluse. “Je voyais bien que les producteurs avaient du mal à fidéliser du personnel qualifié. Dans le même temps, j’ai découvert l’association la Main verte en Alsace qui emploie des travailleurs en situation de handicap. Je me suis dit pourquoi pas chez nous !”, explique Solène. C’est ainsi que l’idée de l’association Solid’agri a émergé.

Lutter contre les préjugés

La structure créée en 2007 emploie aujourd’hui en CDI une dizaine de personnes atteintes d’un handicap physique ou mental. Les salariés effectuent des prestations auprès des agriculteurs : taille de vigne, vendanges, récolte des pommes et des cerises. L’association forme aussi de nombreux stagiaires en situation de handicap aux techniques agricoles. Si aujourd’hui l’innovation sociale de ce projet est reconnu. La fondatrice reconnaît qu’il a fallu lever certaines peurs parmi les agriculteurs.

La plupart d’entre eux n’avaient pas confiance dans les capacités de personnes qui sortent de la norme.” Les débuts sont difficiles, mais le bouche-à-oreille fonctionne. Le projet offre une bouffée d’oxygène à des éloignés de l’emploi en milieu ordinaire souvent cantonnées à des postes peu valorisants. L’association a mis en place une gouvernance participative et les salariés participent aux décisions.

Un écosystème dédié à l’antigaspi solidaire

Le projet les Jardins de Solène est né dans la continuité de l’association qui cherchait à diversifier ses activités et pérennisé son modèle économique. “Nos salariés revenaient avec des cagettes de légumes déclassés offerts par les agriculteurs. Je me suis rendue compte que des tonnes de légumes et de fruits étaient jetés parce qu’ils étaient hors-calibre. Nous avons réfléchi à une solution pour les valoriser“, explique Solène.

L’entreprise les Jardins de Solène a été lancée il y a deux ans pour donner une seconde vie à des courgettes et des carottes déformées. Les fruits et légumes sont achetés auprès des producteurs à moindre coût. Ils sont lavés, découpés puis conditionnés sous vide pour la restauration collective. “C’est une solution locale en circuit court qui favorise le bio mais surtout les producteur locaux “, explique Solène.

Ce sont des salariés en situation de handicapés de Solid’Agri qui effectuent ces tâches. “En créant cet écosystème inédit dans le Vaucluse, nous participons au développement des territoires ruraux, avec de la solidarité. L’innovation consiste parfois à changer juste notre perception des choses “, conclut Solène Espitalier.

La Caisse d’Épargne a accompagné financièrement le projet d’entreprise de l’économie sociale et solidaire Les jardins de Solène. La Caisse d’Épargne soutient l’innovation sociale. Elle accompagne de différentes manières toutes les initiatives qui proposent des solutions pour améliorer le quotidien des habitants et promouvoir le développement des territoires. 


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