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INITIATIVE – Au-delà de la Croisette et des stars, la Fondation Positive Planet profite du festival de Cannes pour mettre en lumière le cinéma engagé.

La 72e édition du Festival de Cannes a débuté le 14 mai. En parallèle, du 16 au 23 mai, la Fondation Positive Planet organise la semaine du cinéma positif pour la 4e année consécutive. Cette fondation, présidée par Jacques Attali, accompagne des personnes en situation de précarité vers l’autonomie depuis 1998, et a lancé en 2012 un plaidoyer pour l’économie positive.

Audrey-Tcherkoff-@Arnaud-Tinel

« Depuis presque 10 ans, nous organisions un diner caritatif pour lever des fonds pour notre fondation au moment du festival de Cannes. En discutant avec les organisateurs, il nous est venu l’idée d’organiser un festival dans le festival, dédié à des films qui participent à l’éveil des consciences », nous explique Audrey Tcherkoff, directrice générale de la Semaine du cinéma positif.

Des projections gratuites et ouvertes à tous

Des projections sont organisées en salle et dans des lieux emblématiques de Cannes. Elles sont ouvertes à tous et gratuites. « Nous y tenons », précise l’organisatrice, « nous essayons à notre petite échelle d’apporter d’autres choses, en allant dans des quartiers un peu plus populaires, en parallèle aux très belles actions organisées par le festival de Cannes », dit-elle.

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Au programme : des courts et long métrages, documentaires et fictions, dont certains projetés en exclusivité, en présence des équipes des films. Les thèmes abordés sont variés, allant du handicap aux océans en passant par la liberté d’expression. Il y aura même des comédies, à l’image du film de Franck Dubosc, Tout le monde débout.

Le 23 mai, des débats et des conférences seront organisés, pour parler du rôle du cinéma dans l’évolution des mentalités. Ce même jour, des prix du cinéma positif seront attribués par un jury de professionnels à trois catégories de films (fiction, documentaire, premier film), sortis en salle entre le mois de mai 2018 et le mois d’avril 2019. Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, et Jacques Attali remettront le prix du cinéma positif à l’un des films. Le but est de valoriser les cinéastes engagés. « Dans cette période de défiance, on a besoin de parole d’espoir », estime Audrey Tcherkoff.

LONG MÉTRAGES FICTIONS POSITIFS 

BlacKkKlansman, de Spike Lee (Etats-Unis)

Damien veut changer le monde, de Xavier de Choudens (France)

Dilili à Paris, film d’animation de Michel Ocelot (France, Belgique, Allemagne)

Grâce à Dieu, François Ozon (France)

Green Book : sur les routes du sud, de Peter Farrelly (Etats-Unis)

La permission, de Soheil Beiraghi (Iran)

Le Grand Bain, de Gilles Lellouche (France)

Les filles du soleil, de Eva Husson (France)

Les Invisibles, de Louis-Julien Petit (France)

On the Basis of Sex (Une femme d’exception), de Mimi Leder (Etats-Unis)

Pupille, de Jeanne Herry (France, Belgique)

Woman at War, de Benedikt Erlingsson (Islande, France, Ukraine)

Roma, de Alfonso Cuaron (Mexique, Etats-Unis)

LONG METRAGES DOCUMENTAIRES POSITIFS

De chaque instant, de Nicolas Philibert (France)

El Silencio de los otros, de Robert Bahar & Almudena Carracedo (Etats-Unis, Espagne)

Free Lunch Society (Jour de paye ! vers un revenu universel), de Christian Tod (Autriche, Allemagne)

Libre, de Michel Toesca (France)

Lindy Lou, jurée n°2, de Florent Vassault (France)

RBG, de Betsy West & Julie Cohen (Etats-Unis)

Social Business, de Amirul Arham (France, Bangladesh)

The State against Nelson Mandela and the others (Le procès contre Mandela et les autres), de Nicolas Champeaux & Gilles Porte (France)

Un village dans le vent, de Jean-Louis Gonterre (France)

Viaje a los Pueblos Fumigados (Le grain et l’ivraie), de Fernando E. Solanas (Argentine)

J’veux du soleil, de François Ruffin et Gilles Perret (France)

PREMIER LONG MÉTRAGES FICTIONS OU DOCUMENTAIRES POSITIFS

Brainious (Le cerveau des enfants), de Stéphanie Brillant (France, Etats-Unis)

Chris the Swiss, de Anja Kofmel (Suisse, Croate, Allemand, Finlandais)

Debout, de Stephane Haskell (France)

Free Speech, Parler sans peur, de Tarquin Ramsay (Angleterre, Allemagne)

Girl, de Lukas Dhont (Belgique)

L’autre Rio, de Emilie B. Guérette (Québec, Canada)

Les chatouilles, de Andréa Bescond & Eric Metayer (France)

Les drapeaux de papier, de Nathan Ambrosioni (France)

Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise, de Elisabeth Drevillon, Marie-Pierre Raimbault & Eric Quintin (France)

Sofia, de Meryem Benm’Barek (France, Qatar, Maroc)

The boy who harnessed the wind, de Chiwetel Ejiofor (Angleterre, Etats-Unis, France, Malawi)

The Breadwinner (Parvana, une enfance en Afghanistan), film d’animation de Nora Twomey (Canada, Irlande, Luxembourg)


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