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DANS L’ACTU – Après les marches du climat, l’Appel du siècle qui a fait un carton, plusieurs organisations écologistes organisent une série d’actions de blocage non violentes le vendredi 19 avril.

Les glaciers fondent, le réchauffement climatique s’accélère, les populations des espèces animales, moins nombreuses qu’autrefois, souffrent des activités humaines. Et les citoyens se réveillent, de plus en plus sensibilisés. Ils se mobilisent, réclament plus de justice sociale, marchent pour le climat et signent la pétition de l’Affaire du siècle, tandis que certains jeunes font grève les vendredis.

Mais la Terre a beau brûlé, les pouvoirs publics regardent ailleurs. « Face à ce cri d’alerte des citoyens, le gouvernement reste sourd », explique Cécile Marchand des Amis de la Terre. Selon elle, les lobbies veillent, et les multinationales bloquent les changements attendus en faveur de la planète. Du coup, son mouvement, ainsi que Greenpeace et ANV-COP21 ont imaginé, ce vendredi 19 avril, un mouvement d’une grande ampleur, une “journée de désobéissance civile non violente“. En d’autres termes, des actions de blocage qui sont prévus à des endroits différents en Ile-de-France, à l’instar de ce que fait Extinction Rebellion, par exemple en Grande-Bretagne.

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En garde à vue pour défendre la planète ?

Les lieux restent encore secrets pour des raisons d’efficacité, comme l’ont justifié les organisateurs, lors d’une conférence de presse à La Base, à Paris. Ce qu’on sait, c’est qu’une centaine de personnes préparent, dans le plus grand secret, l’événement “Bloquons la République des pollueurs“. Et qu’une réunion de préparation est à prévoir la veille pour se former à la désobéissance civile. De nombreuses personnes se sont inscrites, rapportent les organisateurs.

Pour eux, le défi est de taille. « Tous ces gens, dixit Pauline Boyer d’ANV – Cop21, sont prêts à aller jusqu’en garde à vue, voire en prison pour défendre la planète ». Et forcer l’État à prendre ses responsabilités sur plusieurs volets. D’abord, au niveau de l’efficacité énergétique des bâtiments en France, mais aussi sur la courbe des émissions de gaz à effet de serre qui ont augmenté depuis 2015. Et, enfin, sur l’investissement en masse dans les énergies renouvelables. A ce titre, Clément Sénéchal de Greenpeace regrette que, souvent, les « arbitrages restent en faveur des industriels » et non de la Terre.

Les organisateurs ont signé, avec d’autres structures, une tribune sur France Info, dans laquelle ils expliquent pourquoi ils parlent de “République des pollueurs”. En voici un extrait.

“Une alliance toxique”

Emmanuel Macron est d’abord le champion du business. Dans sa République, ce sont les intérêts des multinationales, premières responsables du changement climatique, qui priment sur notre avenir à toutes et tous. Dans sa République, le système fiscal favorise les ultra-riches, dont les habitudes de consommation sont les plus destructrices pour la planète. Dans sa République, la dérégulation permet aux banques de continuer à faire des profits grâce à l’exploitation des ressources fossiles.L’alliance toxique entre Emmanuel Macron et les grands pollueurs empêche le changement de système qui s’impose pour enrayer le dérèglement climatique.

(…)

Avec la bénédiction du gouvernement, les importations d’huile de palme vont bondir pour alimenter la raffinerie de Total à La Mède. Autorisés par l’État, les nouveaux projets routiers et autoroutiers, comme le Grand Contournement Ouest à Strasbourg, vont continuer de faire fructifier les grandes entreprises au détriment du climat, de nos sociétés et de l’environnement. En encourageant la dérégulation, Emmanuel Macron laisse le champ libre aux grandes banques françaises pour poursuivre leurs investissements massifs dans les énergies fossiles. »


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