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CULTURE – Depuis le 5 avril, les abonnés de Netflix peuvent découvrir la série Ma planète, cofinancée par la WWF. Un documentaire proposant des images spectaculaires au cœur de la vie sauvage, au plus près des espèces menacées.

Netflix nous emmène en voyage, en périple pour contempler les merveilles de la planète bleue. Des courses contre la montre entre des prédateurs affamés et leurs proies protégées par leurs mères, des blocs de glace qui se brisent en direct, des oiseaux qui voltigent au-dessus de l’océan juste avant leur repas, d’autres qui se lancent dans des pas de danse pour impressionner les femelles…  Les scènes, filmées comme dans un film d’action, sont à couper le souffle, et les commentaires, en off, pas trop nombreux.

“Encore le temps de rattraper nos erreurs”

Et c’est tant mieux : le naturaliste David Attenborough, qui a prêté sa voix à la version anglaise de la série, nous invite à observer la nature comme elle est, comme elle est devenue au fil des ans et du réchauffement climatique. Pas besoin au narrateur de sortir mille chiffres pour rendre compte des transformations radicales de notre planète. Les activités humaines pèsent sur la biodiversité, la faune et la flore en subissent les conséquences. Les habitats naturels des espèces sont abîmés, leur nourriture est de moins en moins abondante. Et les bêtes, menacées ou en voie d’extinction, sont obligées de « faire avec »…

« Le public en a ras-le-bol d’être culpabilisé par des émissions de télé, explique le réalisateur Alastair Fothergill à Paris Match. Le message que tout va mal est passé depuis un certain temps. Personne n’a de doute là-dessus. Il faut désormais agir, montrer qu’il existe des solutions et que nous avons encore le temps de rattraper nos erreurs. »

Un tournage qui a duré 4 ans

Alastair Fothergill (Planète bleue, Félins) se met ainsi dans les pas de Yann Arthus-Bertrand (Home, Human…) ou de Luc Jacquet (La Marche de l’empereur). Le tournage a duré quatre ans. Le site Première précise que l’équipe, composée de près de 600 membres, a effectué 3 500 jours de tournages dans 50 pays. Et le résultat est à la hauteur.

L’auteur co-signe également Notre planète (chez Dunod), un ouvrage magnifiquement illustré avec des visuels d’espèces sauvages fascinantes et étonnantes. L’idée du livre : démontrer que rien n’est perdu, malgré le réchauffement climatique. On peut encore sauver les meubles, sauvegarder la biodiversité en péril. « Le défi est de taille, écrivent les auteurs. Comme l’a exprimé Marco Lambertini, directeur général du WWF International, “découpler le développement économique et humain de la dégradation de l’environnement sera sans doute la plus grande transition, culturelle et comportementale, jamais entreprise par une civilisation.” Pouvons-nous la réussir ? Nous n’avons pas le droit à l’erreur. »
Notre planète d’Alastair Fothergill et de Keith Scholey (éd. Dunod). Préface d’Isabelle Autissier, présidente du WWF France.


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