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EXPO – Le Museum national d’histoire naturelle a lancé son exposition Océans à la Grande galerie de l’évolution, à Paris. But de l’opération : inviter grands et petits à découvrir le grand bleu comme on ne l’a jamais vu.

Le Museum nous invite à plonger dans le monde merveilleux du grand bleu. Celui des océans et des mers, qui recouvre plus de 70 % de la surface de la Terre. Un espace gigantesque et important puisqu’il absorbe… un quart du CO² émis par les activités humaines… notamment grâce aux organismes vivants et unicellulaires, les planctons, qui fournissent la moitié de l’oxygène de notre planète.

Les chiffres donnent le tournis. Un litre d’eau contient près de 10 milliards de bactéries, sans compter les virus, encore plus nombreux. L’expo nous emmène en voyage, joue le guide dans les grandes profondeurs, où la lumière du soleil ne passe plus (tout est noir à plus de 200 mètres).

Des océans méconnus

On y croise des espèces aveugles qui se servent des odeurs et des vibrations pour repérer leurs nourritures, ou, bien sûr ces êtres bioluminescents, qui ressemblent à des étoiles. On découvre des organismes étonnants, capables du meilleur pour se protéger des proies et survivre dans leur environnement. Comme ces poissons capables de produire une protéine antigel dans les eaux glacées de l’océan de l’Antarctique.

On se balade dans les allées de l’expo, on y trouve photos et vidéos pour en apprendre davantage sur cet étrange univers qu’on maîtrise mal, malgré les explorations des scientifiques. Plusieurs millions d’êtres vivants sont encore à découvrir, y compris ceux qui se réfugient dans les planchers maritimes, au pied, par exemple, des monts sous-marin, ces reliefs de 1 000 mètres d’altitude, quasiment pas visités par les humains.

Sensibiliser sur la surpêche

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Le message, au fond : il faut mieux cerner la riche biodiversité sous-marine. D’autant qu’elle nous illumine et nous inspire : les biologistes, les ingénieurs, les architectes étudient avec précision les caractéristiques des espèces tant végétales qu’animales, observent minutieusement comment les requins ou les baleines se déplacent ou comment des crustacés se reproduisent. Et ce, pour concevoir des objets plus économes en énergie, plus durables. Des objets, des sous-marins, des bâtiments et des ailes d’avions aussi, et même des médicaments.

L’expo sensibilise les grands et les petits – des jeux, des devinettes, des vidéos, des ateliers sont à leur disposition pour mieux comprendre le grand bleu – et, en même temps, met en garde notre société de consommation. D’abord, sur la présence de plastique en masse, que les espèces avalent sans le savoir (et qui finissent dans notre assiette).

Puis en matière de pêche industrielle ou électrique, ultra dangereuse pour les espèces de poissons. Et enfin, un scientifique alerte sur la volonté des industriels d’explorer les plancher maritime pour traquer des métaux rares, utiles pour la fabrication des portables, mais atroces pour la sauvegarde de l’écosystème.

Exposition jusqu’au 5 janvier 2020 à la Grande galerie de l’Evolution, à Paris


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