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EN BREF – Le Conseil départemental du Tarn, en Occitanie, s’est engagé fin mars à privilégier des alternatives aux produits du quotidien soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens.

Emballages plastique, ustensiles de cuisine, produits ménagers… L’exposition à ces objets du quotidien n’est pas forcément saine. Depuis de nombreuses années, l’association environnementale Réseau environnement Santé (Res), fondée par l’écotoxicologue André Cicolella en 2009, tente d’alerter sur le danger des produits chimiques sur la santé. L’association est par exemple à l’origine de l’interdiction du Bisphénol A dans la fabrication des biberons. Pour limiter l’utilisation de produits susceptibles d’être des perturbateurs endocriniens, l’association a élaboré une charte pour inviter les collectivités locales à s’engager. Le Tarn est ainsi le premier département français à officiellement accepter de mettre en place des actions concrètes pour réduire l’exposition de ses habitants aux perturbateurs endocriniens. “C’est une mesure de précaution. Nous souhaitons fortement limiter l’impact de ces substances, en particulier dans les 32 collèges dont nous avons la responsabilité“, précise Christophe Ramond, président du Conseil départemental du Tarn. 

Des appels d’offre aux critères plus écolo

Le département souhaite mettre en place, dans l’année en cours, de nouveaux appels d’offres aux critères écologiques pour attirer des fournisseurs qui respectent des critères environnementaux élevés. L’objectif est d’utiliser le moins de substances chimiques possibles dans les cantines des collèges, sur les routes départementales pour désherber, dans le secteur de la petite enfance… L’alimentation est aussi au cœur des préoccupations de la collectivité : “Nous souhaitons encourager les circuits courts et faire appel à des producteurs bio locaux“, poursuit Christophe Ramond.

Plus largement, le Conseil départemental souhaite investir dans la formation et la sensibilisation. Ateliers Zéro déchets, couches lavables dans les crèches… Tout est à réinventer pour informer au mieux les personnels, les acteurs économiques et la population de l’enjeu des perturbateurs endocriniens et proposer des alternatives aux habitudes nocives. De quoi, peut-être, inspirer d’autres collectivités à vivre “leur révolution intérieure” ?

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